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THAT SUMMER BIOGRAPHIE
Avec Clear, troisième album en clair-obscur
de son projet That Summer, David Sanson signe une douzaine de pop
songs tout à la fois pastorales et urbaines, mélodiques et mélancoliques,
dépouillées et raffinées, qui doivent autant à Brian Eno qu'à David
Sylvian, à Hood qu'à Depeche Mode. Un disque fleuve et apaisé, hymne
à la voix et au piano, qui prend sa source dans de multiples énergies
(de l'électricité au numérique) pour déboucher bien loin des modes.

Photo: Philippe Munda.
That Summer : ce nom tout en nostalgie pastorale
désigne le projet musical de David Sanson, dont CLEAR
est aujourd'hui le troisième album. Originaire de Châteauroux, David
Sanson suit pendant 10 ans les classes du conservatoire, bercé par
ses parents à la musique classique et au jazz. C'est pourtant à
l'écoute des sonorités cold wave et industrielles qu'il découvre
ses talents de compositeur. Une cassette atterrit entre les mains
de Tony Wakeford (Death In June, Sol Invictus), qui l'encourage
dans cette voie. En 1993, celui-ci enregistre et produit le premier
album de That Summer, Drowsiness Of Ancient Gardens
: une semaine de travail, 8 pistes et des compositions intimistes
essentiellement piano/violoncelle. A propos de ce disque aujourd'hui
considéré comme précurseur de la scène " dark-folk " française,
les chroniques de l'époque soulignent des analogies avec un univers
qu'il connaît bien, celui de Harold Budd ou de This Mortal Coil.
Il faudra attendre huit années pour que David
Sanson, entre-temps exilé en Allemagne et converti aux vertus du
home studio, se décide à transformer ce coup d'essai. Enregistré
à Berlin durant l'été 2001 avec Bernd Jestram de Tarwater, Home
Is Where The Studio Is voit That Summer tenter de concilier
des univers parallèles : celui des ordinateurs et celui des instruments
acoustiques, celui des silences et celui du chant, celui de la dissonance
et celui de la mélodie… Ce sont les noms de Robert Wyatt ou Tuxedomoon
qui reviennent le plus souvent au sujet du second album de celui
que Les Inrockuptibles qualifient de " faux groupe parisien à la
culture vertigineuse ", sur lequel on croise Olivier Manchion
(Ulan Bator, Permanent Fatal Error) ou, déjà, l'Anglais Malcolm
Eden (McCarthy, Herzfeld).
En 2003, That Summer signera également la musique
du court-métrage de Rodolphe Bertrand, 'Stratégie obliques',
dans une veine ambient pouvant rappeler les travaux de Harold Budd
: cette bande originale a été publiée par Arbouse
Recordings.
Avec Clear, publié aujourd'hui par Talitres, semble
bel et bien venue l'heure de la maturité : sur ce disque composé
et enregistré en un an et demi entre Montreuil et l'Hotel2Tango
à Montréal (le studio de Godspeed You! Black Emperor), jamais
l'univers de That Summer n'a été aussi ouvert, et en même temps
aussi affirmé. Mariant folk et new wave, émotion et dépouillement,
le songwriting de David Sanson affiche clairement sa singularité,
faite d'un mélange de séduction et de suggestion, d'évidence mélodique
et d'échappées atmosphériques, faisant la part belle aux voix -
la sienne, mais aussi celles de Malcolm Eden, Benoît Burello
(Bed) et Sylvain Chauveau. Car tout comme ses prédécesseurs,
ce troisième album est avant tout une affaire de rencontres, le
fruit d'heureuses collaborations avec des artistes amis et admirés.
A commencer par Benoît Burello, avec lequel ont été réalisés
6 des 12 morceaux de Clear, et le compositeur Pierre-Yves Macé,
qui a entièrement mixé l'album. Mais également des musiciens aussi
chevronnés que le batteur Jean-Michel Pirès (The Married
Monk, Yann Tiersen, Headphone, Bed), le guitariste Alain Frappier
(fondateur de Baroque Bordello, groupe culte de la scène cold wave
française), le clarinettiste Geoffroy Montel (Minizza).
Sans parler de la " Montreal connection ", ville où David Sanson
vient de passer l'année 2004 : la mandoliniste Rachel Levine
(Fifths Of Seven, Cakelk), la violoncelliste Rebecca Foon,
et un " immigré " de marque en la personne du Français Jérôme
Minière.
Une telle réunion de talents ne pouvait que donner
naissance à un disque ambitieux et atypique, mêlant, en même temps
que les textures sonores (acoustique essentiellement, mais aussi
électriques et électroniques), les contrastes entre grands espaces
et paysages intimes, explosions soniques et plages de silence. Un
album à écouter tête reposée, loin du brouhaha ambiant, et avec
lequel chacun sera libre de passer le plus clair de son temps.
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THAT SUMMER - "Clear"
Sortie le 08/03/05 (distribution
CHRONOWAX)
1. The More I Think The More I Dream - 2.
Brand New Scar - 3. Electric Light - 4. Handling With Care
- 5. Where you are - 6. What If - 7. The Top 1 (Laziness And
Heartache) - 8. The Top 2 - 9. True Light - 10. Heroinogirl
- 11. Montreal - 12. Mon Vrai Visage
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