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TEX LA HOMA - REVUE DE PRESSE

>> If Just Today Were To Be My Entire Life

- Les Inrockuptibles - Magic - Rolling Stone - Nova Mag - A Découvrir Absolument - Froggy Delight - Novaplanet - Autres Directions - Indiepoprock.net - Benzine - Les Choses.com - Liability -

>>Magic

>>Les Inrockuptibles

Nostaligue et frêle, de la pop anglaise qui sent la chaussette propre.

Bien sûr, ça prête à rire chez les rugbymen: un songwriter chétif, recroquevillé sur ses symphonies de poche, ses Haribo, ses singles Sarah Records, sa mélancolie en coton, sa pop songeuse...Pourtant, l'Anglais Tex La Homa - hommage au Generation X de Douglas Coupland - ne donne pas envie de rire (ou alors jaune) avec ses chansons nostalgiques et malingres, virussées par une éléctronique distante. Car malgré leurs gestes lents, leurs bras émaciés et leur teint pâlichon, elles assènent avec force imprévisible un terrible coup de bambou, de ceux que pouvaient autrefois réserver les frêles St. Christopher ou Field Mice. La revanche du mollusque sur le muscle. S. Triquet

>>Magic

Homme de goût à l'ouie fine, l'Anglais Matt Shaw cumule les fonctions d'artiste et de directeur artistique. A la tête (chantante) de Tex La Homa et (pensante) de Superglider records (Betika, True Swamp Neglect, Sancho Penza, l'insigne projet du Brother in Sound Paul Hanford, dont on reparlera sous peu), l'homme a plus grand chose à prouver en termes d'excellence et d'ouverture d'esprit. Rappelons au passage que le pseudo qu'il s'est choisi est ouvertement tiré de Generation X, le trop célèbre roman de Douglas Coupland. Encore confiné à un relatif anonymat dans la grande sphère de l'electronica, il devrait enfin bénéficier d'une plus large reconnaissance publique, en particulier dans l'hexagone, où son deuxième album est enfin distribué dignement par le truchement de la structure bordelaise Talitres records (grâce lui soit rendue). En douze plage climatiques oscillant d'une à six belles minutes (Alice Street et la flûte mutine de Natalie Shaw), ce disque offre une telle vue panoramique qu'il est impossible d'y résister. Observée d'ici ou d'ailleurs, une chanson comme Make It Worth It déploie des trésors de paresse cotonneuse, auxquels les frimas hivernaux siéent idéalement. C'est que Matt Shaw, seul maître à bord de son embarcation musicale, sait être aussi loquace que mutique, se pliant harmonieusement aux ambiances cinématographiques qu'on jurerait composées au milieu de la banquise. If Just Today Were To Be My Entire Life ou le mot de passe d'une excursion infiniment exquise. F. Vergeade *****

>>Rolling Stone

Multi-instrumentiste émérite, le Britannique Matt Shaw élargit ici son registre en offrant à ses guitares claires comme de l'eau de roche une petite virée au pays des musiques électroniques, transformant certaines de ses chansons en véritable odyssées pop de poche. Onirique. *** 1/2

>>Nova Mag

C'est la dernière signature de l'exemplaire label bordelais Talitres, écrin de spleen urbain abritant les plus beaux écorchés du genre, de Calla à The National, qui partagent désormais le trône avec, pour changer, un anglais. Ce Matt Shaw qui, derrière un pseudo emprunté au Generation X de Coupland, s'avance en déchirant adepte du songwriting de retrait, artisan du murmure qui, appuyé sur des arpèges ethérés et d'indicibles frottis de machine, relierait Mark - Red House Painters - Kozelek à Vini - Durutti Column - Reilly pour ce premier trésor désolé de 2004. S. Rosenthal

>>A Découvrir Absolument

A l'époque du premier album sur superglider on avait été charmé sur le tard par cette pop tout en douceur, entre le house love de guy Chadwick et les efforts les plus présentables des demos de baby bird. Tex la homa faisait même parti de ces groupes dont on attendait beaucoup, peut être trop. Et bien non, car ce nouvel album du groupe dépasse les promesses données, et peut se targuer d'être déjà un des classiques de cette année naissante. Sans coup férir ce disque s'installe par la douceur de ses atmosphères (closer to you) amenant l'auditeur vers un univers propre (in the clouds) faisant de ce disque, une oeuvre tout sauf ennuyeuse (never boring). Puis tex la homa sortira ses guitares, les brouillants de sons idoines et fureteur (paper car) comme steven jones à la grande époque de ses brouillons merveilleux (petroleum). Quand l'album s'installe dans une morosité perceptible, tex la homa entonne une electro statique aussi parlante que profondément charmante (wrote to say) piochant dans une économie d'énergie pour mieux se servir de ses autres foyers de combustion. Alors que l'on pouvait craindre des ressources, Either way fait un clin d'oeil à Console, et prend en main les commandes d'une machinerie dispendieuse mais jamais tape-à-l'oeil, gravant des sillons avec un souffle d'air plus qu'avec des outils coupant. Puis de l'alice street, tex la homa arpentera d'autres rues au bras d'une jeune femme aux yeux bandés (when you close your eyes) afin qu'il devienne un créateur d'image derrière des sons, se prenant pour les apprentis sorciers de la sublime mezzanine, sans aucun penchant noir à distiller pour autant. Car il est bien là, l'enseignement à garder de ce disque, son manque animosité, sa profonde quiétude, son côté Swell sans le désenchantement trop calculé (make it worth it), son sens de la prise de position et du décollage (you can leave it all). If just today were to be my entire life est le disque qui enfonce le clou d'un premier album déjà réussi. A découvrir absolument.

>>Froggy Delight

Dur de situer ce second album de Tex La Homa. Bien sûr le fait qu’il soit sorti sur Talitres nous fournit quelques indications mais il faut avouer que Martin Shaw qui a composé, joué et produit tous les titres de cet album brouille bien les pistes. Outre l’influence reconnue et complètement assumée de Sophia (TLH reprend en live "So slow"), il faut bien dire qu’il est plutôt difficile de mettre un nom sur ce qui a pu influencé M. Shaw et ce ne sont pas les notes de pochette qui vont nous aider…

Pour résumer, TLH joue un folk rock lo-fi plutôt bon sur lequel se greffent des nappes électroniques qui forment une sorte de texture et ce sur presque tous les titres. Mais c’est parfois l’inverse. Là-dessus, Shaw susurre, parle, plus qu’il ne chante ce qui est un peu dommage quand on entend le titre 2 (voir ci-dessous). Tout l’art de Shaw consiste à harmoniser le tout pour finalement produire un ensemble homogène qui dégage une atmosphère aérienne plutôt chaude, cotonneuse et en tous cas rassurante. Et ça marche. Cela marche tellement bien qu’on a l’impression que la musique de Shaw ne s’interprète pas seulement au niveau conscient. Une sorte de thérapie neurale.

Prêtez attention à : "Closer to you" premier titre de l’album, construit en deux parties, qui démarre tout doucement pour ensuite légèrement s’accélérer sur un rythme quasi militaire. "Of electronic originic" dans lequel l’électronique prend le dessus, le morceau partant dans les nuages. Tentative à la Eno / Fripp (qui ont arrêté depuis longtemps). Alors volontaire ou simple coïncidence ? "In the clouds" le meilleur titre de l’album où le dosage acoustique / électro est parfait et laisse, ce qui n’est pas coutume, la place à la voix, ici somptueuse, de Shaw. "Never boring" très aérien avec une voix féminine (d’ailleurs non créditée sur la pochette). "Paper car" derrière une guitare fantomatique (Fripp), la voix de Shaw est quasi imperceptible. "Wrote to say" titre bizarre pour un instrumental dont la mélodie éthérée, répétitive et hypnotique rompt quelque peu avec le reste de l’album. "When you close your eyes" dans lequel, une fois encore, la voix de Shaw se fait plus discrète. Les titres suivants sont tous dans la même veine champêtre et aérienne. Maintenant il ne reste plus qu’à voir ce que TLH donne sur scène. Les paris sont ouverts : seul avec ses samplers ou accompagné d’un groupe ? Dans les deux cas il sera très intéressant de voir la mutation des morceaux.

>>Novaplanet

Si l’on devait coller une étiquette, on dirait folk électronique. Guitares sèches, bruitages d’ambiance, synthé présent mais qui parfois sonne bizarrement comme de l'acoustique, sans pour autant ressembler à un instrument connu. Le nom du groupe est tiré du désormais célèbre roman Génération X de Douglas Coupland. C’est le projet de Matt Shaw, musicien et producteur british, déjà auteur de pas mal de contributions et disques, il est même créateur du label Superglider. Ce disque évoque paysage bucolique d’où se rapprocheraient subrepticement des pelleteuses. Le mélange folk et électronique minimale est réussi et contribue à une sorte de vague à l’âme léger des plus agréables. RSC

>>Autres Directions

Après deux sorties en 2003 fort justement remarquées un peu partout (les albums de Calla et The National), le label français Talitres offre l'asile à Matt Shaw, l'homme qui préfère se cacher sous le pseudo de Tex La Homa et ainsi rendre hommage au roman de Douglas Coupland "Generation X". Avec ce deuxième album, l'anglais devrait susciter une estime grandissante après son premier essai en 2002, Dazzle Me With Transcience. Car si ce premier album dévoilait la qualité de songwritter de Matt Shaw et avait croisé furtivement le succès grâce au tubesque Field Tied Down (également présent sur la compilation A Room Full Of Tunefull), If Just Today Were To Be My Entire Life démontre en 12 chansons impeccables une nette maturation, une belle progression. Si l'orchestration reste relativement simple (guitare / machines et beat-box/ voix), en revanche les compositions de Matt Shaw ont gagné en profondeur, en amplitude, en diversité, sans perdre pour autant leur sincérité et leur pouvoir d'évocation. Ainsi, par exemple, si When You Close Your Eyes repose sur une rythmique binaire et une boucle de guitare rappelant les premiéres compositions de Tex La Homa, le morceau parvient à progresser doucement vers une complainte hypnotique, reflet d'un nouvel élargissement du champ musical. Quant à la voix de Matt Shaw, plus chuchotée que chantée et souvent voilée par un léger effet, elle semble si familière, qu'elle est indubitablement touchante. Bercé par une douce mélancolie, If Just Today Were To Be My Entire Life constitue un album automnal idéal.

>>Indiepoprock.net

Ce nouvel album de tex la homa n’est pas une révélation à proprement parler puisque sa précédente réalisation « Dazzle me with transcience » nous avait déjà fait part du haut potentiel provenant de cet homme. Dés lors, c’est sous le signe de la confirmation que s’érige la nouvelle œuvre de tex la homa (Matt Shaw pour les dames) signée sur le label bordelais de Talitres, délaissant un instant Superglider son label personnel.

Dés la première minute, on retrouve cette atmosphère particulière propre à tex la homa ; une mélodie de guitare souple conduite par une électronique volubile où viendra s’inscrire délicatement la voix chaude et spectrale de Matt Shaw sur un fond cadencé par une batterie sourde. Il suffira de cette seule introduction pour nous immerger instantanément dans un univers nébuleux où l’apesanteur n’est plus qu’une notion floue et lointaine. On s’évade, on s’élève, on flotte docilement puis on s’enfonce emporté par des samplers grouillant de toutes parts avant de se faire happer par son chant charmeur et engourdissant une fois de plus. « In The Clouds » touche par la véracité de ses paroles amenées et accentuées par une musique en symbiose totale avec celles-ci. Tout en murmures, sans faux artifices, « Petroleum » se consume timidement à la manière d’une bougie pleurant ses dernières larmes de cire. Alors quand tex la homa nous sort un surprenant et surpuissant « Wrote To Say » habillé uniquement d’une électronique tapageuse fédérée par un break beat somme toute grossier mais efficace à souhait, on ne peut que se taire et l’en remercier. En fin de parcours, « Make It Worth It » détend par sa composition plus « classique » et son refrain agréable avant de passer la main à un « You Can Have It All » transcendant qui clôturera l’album.

Plus étoffé que son prédécesseur, plus travaillé, « If just today were to be my entire life » tire sa force de son homogénéité nuancée. L’esthétisme de Matt Shaw s’étant encore affûté, il se trouve désormais résolument tourné vers l’électronique sans pour autant délaisser l’expérience accumulée lors de ses premières années de songwriting. Un album évidemment recommandable et un artiste enviable. D’ailleurs c’est décidé…. I wanna be a Matt Shaw man…

>>Benzine

Comment allier classicisme et sonorités modernes ? Beaucoup se sont posés la question mais peu ont trouvé la réponse. Parmi ceux-ci on citera Matt Shaw, à la tête du projet Tex La Homa, qui réussit une fois de plus à mélanger avec bonheur de la pop anglaise classieuse avec des beats électro légers du meilleur goût qui soit. Imaginez un Richard Hawley qui aurait décidé de faire un disque avec les membres de Hood et vous aurez peut être un résultat proche de ce if just today were to be my entire life, second album de l’anglais après un premier et déjà prometteur Dazzle Me With Transience paru sur le label Superglider en Angleterre et Painted Sky Disc au Japon. Sur fond de spleen et de mélancolie, Matt Shaw joue de sa voix chaude et romantique, selon la tradition d’une certaine pop anglaise et parvient à dégager de cet ensemble très joli, mais quelque peu classique, de petites perles qui permettront de ne pas oublier cet album trop vite. Sorti sur le foisonnant label bordelais Talitres (The National, Dakota Suite, Calla…) ce nouvel album de Tex La Homa se veut résolument séducteur et parvient facilement à ses fins grâce à des mélodies impeccables, des arpèges de guitares lumineux, arrangés avec des beats, des gimmicks numériques qui apportent au final un réel plus à la musique de Tex La Homa et donne à ce disque une vraie contenance. Disque idéal pour les nostalgiques attachés à un certain style mais désireux tout de même de se frotter aux sonorités nouvelles, if just today were to be my entire life sera le compromis parfait entre ces deux tendances et offrira tous les avantages d’une musique facile à écouter mais sans les inconvénients souvent inhérents.

>>Les Choses.com

Le patron de Superglider Records présente son deuxième album sur le label bordelais Talitres. Tex La Homa, pseudonyme pris par Matt Shaw en hommage au bouquin 'generation x' du canadien Douglas Coupland, délivre une pop atmosphérique, rencontre improbable entre la lenteur d'un Seam et la pop saupoudrée d'électronique d'un Hood. A demi-sommeil, Tex La Homa vous entraîne dans une pop onirique où les ambiances feutrées sont de rigueur. Ici, pas question de cassures de rythme, de rythmiques trop enlevées, juste une envie de partager un panorama ombragé, brumeux et mélancolique. Sur ce disque, Matt Shaw s'affirme un peu plus par rapport à ce qu'il nous avait proposé sur son précédent opus et confirme que son electro-pop downtempo mérite une écoute attentive. 14.5/20

>>Liability

Tex la Homa n’est pas un nouveau groupe, puisque Matt Shaw a sorti son premier ep en 2000. Mais ayant commencé mon éducation électro il y a relativement peu de temps, je le découvre avec ce dernier album, qu’il a entièrement écrit, arrangé et produit. Et comme souvent, quand j’explore ce style musical, j’en sors ravie. L’ambiance qui se dégage de ce disque est toute douce, sans pour autant sombrer dans la mélancolie facile. Le titre d’ouverture de l’album, « closer to you » donne le ton : un doux beat électro, puis une guitare acoustique accompagnée de bruits de vagues, puis la voix suave de Matt ; l’ambiance est installée. Elle se confirmera au fil des titres ; « in the clouds » nous emmène vers un paysage cotonneux, où l’on se baladerait volontiers en écoutant les paroles de cette chanson tendre. « Paper car », malgré ses guitares plus électriques, ne nous fera pas quitter ces chemins jalonnés de hautes herbes qui invitent à la paresse et à la rêverie. Petite gâterie au milieu de l’album, « wrote to say » commence certes sur une note carillonnante assez mystérieuse, mais se poursuit sur un thème électro lancinant et hypnotique, installé sur un beat beaucoup plus marqué. Dès le titre suivant, « either way », on retrouve la douceur du reste de l’album, accentuée par la répétition d’un toussotement de femme tout ce qu’il y a de plus sensuel. « Alice street » nous offrira une courte parenthèse de sonorités plus électroniques, avant un « when you close your eyes » qui n’est pas sans rappeler certains titres de 22 Pistepirkko (époque « coma moon »). Finalement, Matt Shaw nous ramènera sur la terre ferme en nous susurrant « you can have it all » à l’oreille. C’est ainsi qu’on se retrouve à la fin de l’album, un peu déboussolé, avec une impression de vide, comme à la sortie d’un rêve très agréable qu’on aurait voulu ne pas voir se terminer.

>>Dazzle Me With Transience

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