Talitres
News
Groupes
Tournées
Catalogue
- Achat
Distribution
Contacts
Newsletter
Liens
|
TEMPER - Revue de Presse
- Pop
News - Abus Dangereux
- Adcouvrirabsolument
- Soit Dit En Passant
- Froggy Delight - Pur
Jus - Popingays
-
>>Pop
News
Le power trio que forme Anne-Laure , Arnaud et
J.P, avait déjà offert les trente plus belles secondes de la troisième
compilation POPnews (dépêchez vous de la commander il n'en reste
presque plus). La fin de "Nearly married" et l'arrivée impromptue
de ce piano étouffé reste un sommet inattendu et charmant. Avant
ce titre, nous nous étions fait échos de la réussite de leur démo
précédente. Intransigeante, honnête et brut de décoffrage cette
musique cent pour cent sans frime avait tout pour plaire.
Pour leur premier véritable album c'est aux dénicheurs
de talents de Talitres qu'ils s'en sont remis et bien leur a pris.
Talitres fait partie de ces labels admirables qui en plus d'un goût
sûr (il n'y a rien a jeter dans leur catalogue) font preuve d'une
passion sans égale. Et cet album est plein de passion. "New
Place, new Face" est une floraison tardive d'un groupe qui a pris
confiance en lui, qui a étoffé son son et travaillé son univers
de référence. Tout au long de l'album le son est brut mais soigné.
Instantané, il donne l'impression que le groupe joue en direct dans
mon salon. Temper a une présence, une aura insaisissable qui en
impose. La chaleur de la voix, le soin apporté aux textes ainsi
que les mélodies abouties qui se lovent dans les recoins des attaques
en règles que sont "September" et "Smart and Courageous" s'imposent
comme une évidence. Comment se fait-il que si peu de disques
réunissent aussi efficacement énergie, abandon et une certaine
pointe d'amertume ? avec Calla, The National et Temper Talitres
n'est pas loin de tenir le tiercé gagnant du genre. Gildas
>>Abus
Dangereux
Difficile d'imaginer que cet album a été
enregistré par un trio français dans une grange reculée
de l'Allier, tant il sonne américain. Le détachement
du chant, le son étriqué de la guitare et la frappe
sèche de la batterie rappellent tout un tas de souvenirs
sur lesquels je n'arrive pas à mettre de noms, à part
peut être mes Married Monk pour la perfection de l'accent
et ces histoires de solitude, de défaite, de médiocrité,
de vie regardée à travers des lunettes noires, mises
en scène avec une bonne dose d'humour...noir, comme cette
lettre que l'auteur traqué par la police envoie à
ses parents. Tout sonne rudement bien en place, concis (à
part un solo de guitare qui vire au blues et un interlude à
la batterie), métallique, grinçant et sombre (à
part "Down To Italy" un peu plus pop). On a l'impression
d'être enfermé avec le groupe dans une sorte de cercle
rock dont il ne faudrait pas approcher les bords de trop près,
sous peine d'être éléctrocuté sur place.
A écouter avec attention donc. C.
>>Adécouvrir
Absolument
Pour sa première référence française le label bordelais
talitres n'a pas fait les choses dans la facilité. Pas de fioriture,
pas de joli habillage, pas de single à extraire ici. Temper si je
me laissait partir dans une boutade facile (mais suis je déjà tombé
dans la facilité ici ?) temper a du tempérament. Non pas que New
place new face soit un disque de cri et de fureur, bien au contraire,
mais c'est qu'Anne laure, arnaud et JP ne sont pas adeptes de la
mise en condition et de la surabondance gratuite. Sur une ligne
de basse une guitare s'avance sans monter sur ces ergots, une batterie
elle s'accommode du climat alors que le chant se pose à l'aventure,
lorgnant vers le chant narratif d'un lou reed des bons jours. Ce
qui fascine c'est que rien n'est là au hasard, tout est pesé, mais
rien de cela ne se laisse même entrevoir. Aride, se disque
fera comme un fleuve son lit progressivement, se mêlant habillement
au combat que peut gagner l'ascétisme contre un trompe-l'oeil. Pas
de fioritures, smart et courageous dans cette société du maquillage
et du lifting révisionniste. Temper ne va vous sauter aux oreilles,
non c'est évident, il va prendre son temps, vous prendre, vous râper,
se frotter à vous sans caresse, pour que vous finissiez par l'adopter,
avant de vous sauter à la gorge une bonne fois pour toute. Dans
temper, il y a temps, sans s, sans ce pluriel de la nuit des temps,
car new place new face en réclame, tout en étant hors de celui-ci.
Bonne pioche !
>>Soit
Dit En Passant
ObTEMPERez!
Tout en tension et en subtiles sensations sonores,
le premier album de Temper est une excellente surprise. Premier
étonnement: Temper est un groupe français qui rivalise largement
avec ses homologues rock anglo saxons. Deuxième étonnement et ravissement:
un chant d'une grande assurance, charismatique et une voix qui ne
peux ne pas évoquer celle de Lou Reed. Troisième étonnement: découvrir
des morceaux osés, à la fois directs et bruitistes. JP Montal, Arnaud
G. et Anne-Laure P., stéphanois émigrés à Paris, créent Temper en
1997. Dès les premières notes de New Place, New face (qui fait suite
à quelques auto-productions très remarquées), le trio nous met en
confiance, nous acclimate; on se sent près d'eux. Si la chaleur
de la voix explique cette proximité soudaine, c'est aussi grâce
à ses riffs de guitares que Temper touche en pleine mille, grâce
au son de l'album, d'une remarquable cohérence. Le spectre des Velvet
Underground a beau être très présent, il n'empêche que Temper ne
sonne pas comme une redite. Chaque titre s'installe, émeut, perfore.
"North of my mind", avec son rythme entêtant de batterie figure
parmi ses morceaux qui portent le sceau d'un groupe décisif,
notamment grâce à la profondeur atteinte, grâce à des paroles remarquables.
Tout au long de New Place, New face, Temper largue ses balades rock
en prenant soin de donner à chaque instrument toute sa mesure. Ecoutez
September, écoutez Smart and Courageous, écoutez New Place, New
Face, … vous ne pourrez qu'être intimement convaincu de découvrir
un trésor gardé depuis trop longtemps, et déniché par le label
bordelais Talitres, encore une fois à féliciter pour avoir su faire
signer son premier groupe français, d'une très grande qualité. Rendez-vous
à la page MP3 et Enjoy!!! That's a great record man. ObTEMPERez!
>>Froggy
Delight
"Now is always the right time", cette phrase de
Curtis Mayfield inscrite en exergue à leur dernier album, reflète
peut être la philosophie de Temper. Patience et persévérance caractérisent
J.P. Montal, Anne Laure P. et Arnaud G., le trio guitare - basse
- batterie du groupe Temper qui, depuis 1997, font la musique qu'ils
aiment sans céder aux modes.
Après deux albums autoproduits qui avaient reçu
un accueil sympathique, Temper, enfin remarqué par un label, sort
en coproduction avec Talitres New Place, New Face, onze compositions
absolument rock, d'un rock brut, qui savent aussi se faire plus
calmes, voire parfois presque blues qui ne sont pas dénuées de personnalité
même si les références au rock des sixties, à Lou Reed ou au Velvet
Underground, reconnues et assumées au demeurant (cf. interview)
relèvent de l'évidence.
L'enregistrement en live maîtrisé de cet album
( pas de studio mais une grange dans l'Allier) est tout à fait intéressant
et remarquable en raison de sa proximité auditive et permet d'anticiper
les performances live du groupe même si ces dernières s'avèrent
plus nerveuses (cf. concert à la Guinguette Pirate).
Sans esbrouffe musicale, chaque instrument jouant
partie commune sur la ligne mélodique, avec des textes écrits et
concis qui collent à la voix chaleureuse de J.P., Temper démontre
qu'il peut offcier autant dans la puissance retenue ("North
of my mind" ou "Feel like a stone "), la ballade ("September")
ou le déferlement bruitiste ("Smart and courageous").
Mes coups de coeur? Sans doute "Toilet days" et
"Wagner's cariocas" pour des raisons différentes (whisky ou vodka
and milk?) qui pourraient bien être promis à un bel avenir. Temper
a une présence, un son et le caractère qu'il veut être sa marque
de fabrique et souhaitons que cela leur réussisse, avec l'aide
du label Talitres, décidément irréprochable dans son catalogue.
A suivre... de près. MM
>>Pur
Jus
Le chroniqueur amateur a bien souvent des pannes
d'inspirations et se perd régulièrement dans les phrases alambiquées,
mêlant métaphores bancales et vocabulaire superlatif, forçant parfois
dangereusement sa sincérité. Avec un nom pareil, avant même avoir
poser le disque sur ma platine, je me voyais déjà écrire de phrases
sans queue ni tête pour pouvoir placer TEMPERature, TEMPERament,
inTEMPERel dans ma chronique.
A l'écoute du premier long format de Temper, et
première signature française du label bordelais Talitres, pas
la peine de se poser trop de question. New Place, New Face est tout
simplement un putain de disque, si vous me pardonnez l'expression.
Le trio aux origines stéphanoises se forme à Paris en 1997 avec
J.P. Montal au chant et aux guitares, Anne-laure P. à la basse et
Arnaud G. à la batterie. Une poignée remarquée de mini-LP et d'apparitions
sur compilation plus tard, les voici avec 11 titres diablement inspirés.
Le chant en anglais a la prononciation un peu approximative mais
ce phrasé à la Lou Reed est fort plaisant (et pourrait même rappeler
un certain Olivier Lambin, alias Red). Les similitudes avec le new-yorkais
"underground" sus-cité ne s'arrêtent pas là : les compositions patinent
un rock lumineux et boisé (Down to Italy) d'un blues urbain moderne
légèrement désabusé (When Evil is Your Last Home). En témoigne ces
quelques lignes de la première partie de l'épistolaire Andersen's
tales : "Dear parents don't worry about me, I found a great job
in a great company / (…) in a trendy bar I talk about my new car
/ I must say that you were right, I gave up my movie dreams / I
feel that I am on golden tracks (...) / Dear parents, I'm sure you'll
love Stephanie. We both work for the same company ". La suite va
vite faire déchanter le narrateur... Rassurez-vous, l'humour ou
l'ironie ne sont pas en reste sur le disque. Si par chance vous
aviez jeté une oreille sur le premier et unique album de White Hotel
il y a de cela 2-3 ans (et sinon il est encore temps de vous rattraper
!), vous retrouverez ici comme moi avec bonheur cette ambiance d'inspiration
nocturne. Une production très spontanée et organique, sans lourdeurs
de mixage, une rythmique modeste et chaleureuse au service exclusif
des morceaux. La nuance serait que Ken Low lui marchait au whisky,
J.P Montal plutôt au vin rouge. Décidément, Talitres se constituent
un catalogue de toute beauté : Elk City, The Walkmen, Calla, et
aujourd'hui The National et Temper. Et lorsque le dos de la pochette
cite Curtis Mayfield "Now is always the right time", il est grand
temps pour vous d'aller fouiller les bacs de votre disquaire et
de le harceler le cas échéant.
>>Popingays
Un Lou Reed inédit ? Des bandes exhumées du Velvet
? Non, c'est Tenper, un trio basé à Paris et première signature
française de Talitres records. Ce label bordelais joue habituellement
à la perfection un rôle de tête chercheuse et de promoteur efficace
des autres groupes New-Yorkais - habile positionnement à l'écart
des hypes déjà déclenchées et des institutions locales. Même si
certaines références citées plus haut sont inévitables, les chansons
de ce " New place, New face " dégagent une personnalité affirmée
et sont de totales réussites. La tonalité générale est majoritairement
down tempo, avec souvent une nonchalance contagieuse et une utilisation
intéressante des silences comme sur le magnifique " Wagner's cariocas
". Les plus nerveux " Down to Italy " ou " Smart and courageous
" montrent une autre facette de ce groupe qui tendrait même vers
des sonorités nettement plus bruitistes. Le basique guitare, basse,
batterie et voix a encore de beaux jours devant lui.
|