ELK CITY
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ELK CITY - PRESS REVIEW

- Hold Tight The Ropes - Status -

French press US press

- Les Inrockuptibles - Rock & Folk - Le Monde - Virgin Mégapress - Magic -Compact - Popnews - Popingays - La Gazette Nord-Pas de Calais - A Découvrir Absolument - Pus Jus - Fanfare -

>>Les Inrockuptibles #339

>>Rock & Folk

Imaginer un Fleetwood Mac ou Mamas & Papas alternatifs. Ce groupe basé à Brooklyn, c'est carrément ça. Elk City est un trio mixte vaguement baba qui compose des airs de folk-pop électrisés aux réminiscences nostalgiques. Un truc absolument pas avant-gardiste donc, mais franchement indispensable pour qui apprécie une musique candide et mélancolique. Comme Yo La Tengo, Papas Fritas ou Guided By Voices, Elk City possède une indiscutable prédisposition à composer des mélodies conquérantes mais reste incapable de dépasser son statut culte. La formation typique pour les campus rock américains, conclura-t-on. pas faux mais un peu hâtif. En effet, avec son deuxième album, Elk City fait mieux que confirmer les espoirs placés l'an passé dans ce groupe (le premier essai "Status", joli succès d'estime). Plus accrocheur, ce disque a des airs de "Best Of..." imaginaire. Il suffit d'écouter des morceaux aussi instantanés que "Don't Fight What You've Become" (cf l'équation de la pop à guitares mélancoliques qui fait le succès des Smiths comme de Pavement), "Once & For All" ou "Football", pour s'en convaincre. Tout ici fonctionne à merveille: sous ses airs largués et gentiment conservateurs, Elk City vient de publier un des disques les plus candides et fréquentables de l'exercice 2002. Ici, la vieille formule guitares carillonnantes, harmonica, synthés désaccordés et choeurs mixtes, sonne de façon persuasive. On pourrait railler le côté hippie de cette entreprise, déplorer la bonhomie de l'ensemble. Mais on peut aussi faire l'impasse sur le cynisme et prendre Elk City pour ce qu'il est: un baume mélodique des plus rassurant. J.V Chapus *** 1/2

>>Le Monde - jeudi 9 mai 02

Le rock américain de la fin des années 1980 fourmillait de ce genre de groupes - Silos, Miracle Légion, Galaxie 500..., - qui, dans le lignée de R.E.M., pimentaient leur country-folk-rock de tensions contemporaines et d'onirisme estudiantin. Egalement influencé par Radiohead, groupe clef de la décennie suivante, Elk City reprend le flambeau d'un genre à la fois rêche et romantique, bucolique et rêveur. Le duo mixte des voix de Peter Langland-Hassan et Renee Lobue se faufile entre lyrisme et rudesse terrienne, en parfaite harmonie avec le charme un peu bancal et souvent prenant de ballades enracinées, perturbées d'envolées abrasives. - S.D

>> Virgin Mégapresse / Mai 02

Dans la texture des chansons de ce trio new-yorkais, on trouve le grain un peu rêche d'une production maison, le charme des disques qui refusent de gommer tous leurs défauts, comme si ces petits accrocs nous les rendaient encore plus attachants. Cette production sans fioritures permet aussi de ne rien perdre de l'éclat primitif de mélodies formidablement vives et inspirées. Car l'air de rien, ces chansons en équilibre entre humeur citadine et décor champêtre, fourmillent d'harmonies ensorcelantes, de gimmicks adorables, d'arpèges de guitares tentés par la fièvre. On y retrouve l'influence du rock alternatif américain le plus sensoriel - du Velvet à R.E.M. en passant par Yo La Tengo, Galaxie 500 ou Miracle Legion - et également un poil d'urgence douloureuse héritée de Radiohead. Grand disque. S.B.

>>Magic

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont de la réserve ces trois New-Yorkais d'adoption. En effet, un an après la sortie de leur plébiscité Status, voilà qu'ils reviennent toutes guitares dehors avec douze nouveaux titres. Désormais, la formation s'est débarrassée de ses influences postadolescentes (le classique Velvet Underground ou le fumeux Jefferson Airplane) pour leur préférer des combinaisons personnelles de pop folk moderne. Elk City envisage alors ses compositions comme une suite de saynètes urbaines. Indubitablement, le ton s'est durci, les six-cordes tranchent telles des lames de rasoirs, les textes sont trempés dans l'acide. Le jeu des voix mixtes apporte une tension supplémentaire (Indiana, Once And For All, Rosemary). Pourtant, Renee Logue, Peter Langland-Hassan et Ray Ketchem gardent en ligne de mire leur ludique précepte philosophique : "Amusons nous en l'absence de règle". Proudonniste des villes, Elk City a banni Dieu et maître. Les pédales d'effets s'emballent selon leur bon vouloir, la rythmique dégage un esprit vagabond. Le trio se permet même une vitesse de pointe à 140 à l'heure, doublant par la gauche le meilleur de Yo La Tengo et faisant une queue de poisson à Pavement. Si bien que le groupe peut brandir fièrement sa coupe de Football. Jean-Noël Dastugue oooo°°

>>Compact

Le groupe qualifie sa musique de prairie pop, comme pour souligner sa fraîcheur et son côté rupestre. Mais si celui-ci est indéniable, il n'en élude pas pour autant la sophistication et ne verse pas dans le champêtre. Les tonalités peuvent être inquiétantes ("Smile") et si les guitares sont souvent carillonnantes, elles n'oublient pas de se montrer affûtées ("Football", "Kmart") voire saturées ou psychédéliques ("Rosemary", "Crimson"). Si le trio demeure fondamentalement pop par son approche mélodique, il semble toutefois s'orienter vers des climats où le bucolique se teinte d'ambiances un peu gothiques, telle une rencontre, improbable mais savoureuse, de Elf Power et de Mazzy Star. CF ****

Compact => rubrique "Outsiders"

ELK CITY ou la vibe new-yorkaise - Pour traverser l'Atlantique à mondre frais.

Il y a un an nous écrivions: "Elk City nous livre un premier album totalement addictif et dont les richesses se dévoilent à chaque nouvelle écoute. Cédez à la tentation !". Aujourd'hui, "Hold Tight The Ropes"ouvre un nouveau chapitre au livret de famille, tout en tenant compte de certaines remontrances, justifiées ou non: "...Facture bricolo chic", "livre son tribut trompeusement rural au Velvet", etc. Il faut croire que le trio a décidé de prendre au pied de la lettre ces doléances puisque la formule s'en trouve allégée en watts, voire plus équilibrée. Si vous aimiez l'aspect dépoli de leur rock hirsute, peut être serez-vous déstabilisés par l'écrin de velours dans lequel s'échafaude cette formule sans additif ni édulcorant. Ainsi, Elk City serait en passe de se détacher de la côte US pour accoster les terres anglaises où le culte pop engendre la désertification de l'office dominical. Ceci laisserait la voix libre à Rival Schools, autre sensation made in New-York, que les détracteurs de The Strokes défendent comme étant LE son rock US. D'ailleurs le récent concert de Six By Seven à Paris fut révélateur car après la première partie de Rival, deux tiers de la salle se vida ! L'heure est au guitares, moins au romantisme néo-psychédelique. Quoique, l'univers de "Status" ou "Hold Tight The Ropes" est suffisamment en marge de la hype pour séduire les assoiffés de marginalité.

>>Popnews (disque de la semaine)

Apres "Status", sorti en 2000 (2001 en France) et leur EP "The sea is fierce"en 2001, Elk City confirme avec "Hold tight the ropes" un talent plus que prometteur. Comme pour les precedents opus, il emane toujours de leur musique des contrastes, une certaine fraicheur sombre, une joie de vivre qui prend le cour, fait frissonner, sourire, des eclats de bonheur communicatifs. La suite : http://www.popnews.com/popnews/elkcity2/

>>Popingays

Après leur premier album "Status", dont la sortie avait enchanté le petit monde de la pop, le trio New-yorkais nous revient en mai avec "Hold tight the ropes", transformant avec succès l'essai Ô combien périlleux et redouté du second album. Elk City semble aujourd'hui tenir la corde pour s'imposer comme l'une des formations majeures de 2002. Musicalement plus électrique, le groupe paraît davantage s'extérioriser à l'instar de Renée, dont la voix plus chaleureuse et plus vibrante traduit désormais une certaine assurance. Les compositions sont impeccables et recèlent de véritables tubes pop comme "Don't fight what you've become" et "Indiana" qui délecteront les fans encore secoués par les petits bijoux du premier album et notamment le fameux "Love's like a bomb". Après un passage à Paris en mars, le groupe reviendra pour une tournée française en octobre alors ne les ratez pas !

>>La Gazette Nord-Pas De Calais

Le deuxième album de ce trio new-yorkais marque une rupture musicale après le très estimable Status. Si l'on excepte le mélancolique Smile nappé de cordes déchirantes, le groupe s'affranchit des miniatures en clair-obscur de leur premier opus pour signer dix autres compositions où les guitares libérées montrent le chemin à suivre (Summer Song pourrait être un hommage au Boss, Bruce Springsteen himself). Un virage stylistique maîtrisé comme ces flux et reflux entre voix féminine et masculine. Les chant de Renee Lobue et Peter Langland-Hassan ont pris de l'assurance et s'aventurent sur des terres luxuriantes à l'image du très beau Don't Fight What You've Become. P.B

>>A Découvrir Absolument

Dans notre société actuelle, les paradoxes sont légion. Celui qui concerne la musique n'est pas le moindre. De plus en plus de bons disques sortent, mais nous avons de moins en moins de temps à leur consacrer. Ils se faufilent l'espace d'un mois et d'une dizaine d'écoute trop vite balayés par les nouveaux arrivants. Nous avons bon nous y remettre des mois après histoire de faire une bonne compil de voyage souvent le charme est rompu. L'an dernier un disque datant de 2000 nous avait charmé au point d'en faire un des grands souvenirs de 2001. Des mois après le charme reste comme des photos de vacances sépia. Status premier opus d'Elk city devait être un coup d'essais abouti artistiquement mais non transformé commercialement. Début 2002, un mail au sujet d'Elk City. Le groupe est de retour et une semaine après dans ma boite aux lettres un cd comme une carte postale d'un ami proche. Elk city serait de retour pour enfin transformer status ! Indiana qui ouvre le bal va tout emporté. Montée en puissance et lutte fratricide pour une parfaite mise en condition, ce disque va muscler elk city et laisser une fois de plus la joie de Renée à chanter. One and for all dans lequel Elk se fait plus urbain mais dans des habits de paysans. Lou Reed pointe son nez contre une Renée hargneuse. Renée est une amie, et cette amie on aimerait toujours qu'elle vienne vous susurrer dans l'oreille de lui faire un sourire quand tout va mal. Elk city parvient avec une orchestration (certes minimale) à rendre ces lettres de noblesse au duo. Les tindersticks rencontrent le velvet sans broncher. Alors que Renée donne des conseils amicaux, dans un pur plaisir pop, à la rythmique militaire sur don't fight what you've become (sammy's song), athen botanical virgule bien sympathique elle nous amènera vers une Rosemary faussement douce, vraiment distordu. L'Amérique nous redonne enfin de quoi nourrir nos oreilles. Le meilleure de la noisy pop américaine compilé en un morceau, la voix de renée en plus. Le jeu toujours présent dans les compositions d'Elk city sera synthétisé sur Football. Débordement de tout les côtés, passe en aveugle, geste technique, tout y passe sur ce football déstructuré mais qui fini par aller droit au but………..nos oreilles. Reprise de force chez Kmart une virée noisy pop avec ce brin de mélancolie dans la voix de renée et pause chez Crimson chez qui on pense à Elysean field tellement renée s'y fait lascive. Un repos bien mérité. Puis viens le temps de penser au soleil sur summer song une chanson d'été ou de l'été là est la question, n'empêche on se voit déjà en plein mois de juillet dans une décapotable à chantonner cette chanson saluant le soleil. Betement jouissif. Et pour finir la balade back into my life un echo au passé au propre et au figure. Parfait point final à ce disque en forme de promenade de santé (bonne). Chroniquer littéralement un disque relève souvent de l'exploit, remonter des pentes après des gouffres énormes. Pour ce nouveau Elk city rien de tel, le plaisir comme dopant, un plaisir qui frôle parfois l'abêtissement tellement celui rend heureux. Derrière des paroles souvent mélancolique, Renée et sa bande communique le bonheur d'être là. Inutile de dire que ces cartes postales méritent mieux que la foire aux cartes rares. Empressez vous de la mettre dans votre lecteur cd, car l'expéditeur est en passe de devenir le meilleur groupe indé de ces dernières années. G.O

>>Pur Jus - http://www.purjus.net/music/disques.php3?reviews_for_album=109

>>Fanfare

Sorti en France sur un label bordelais, le deuxième album de ce trio américain est tout aussi réussi que le premier. Le son du groupe est toujours délicieusement désuet et hors modes. A grands coups de réjouissantes harmonies vocales à deux voix, d'arpèges de guitares, de Fender Rhodes, de délicats violons et de trompette, Elk City bâtit un univers bien à lui. La démonstration de la classe du groupe est apportée par "Smile", une magnifique chanson dans laquelle chacun à mis tout son savoir faire. Renee Lobue, Peter Langland-Hassan et Ray Ketchem savent décidément composer de petites chansons pop-rock sans prétentions, avec des mélodies entêtantes. Comme ils ont, en plus, le sens de la dynamique et savent alterner les moments calmes et les orages électriques, on ne s'ennuie pas une seule seconde à l'écoute d'Hold Tight The Ropes. Moi, je déménagerais volontiers à Elk City et vous ?

=>"STATUS"

US press review French press review

- Magnet - The Big Take Over - Puncture - CMJ - Pop Culture - PopMatters - Delusion of Adequacy -

>>ENTERTAINMENT WEEKLY - December 8, 2000

"If you like & The smart, passionate pop on PJ HARVEY's new 'Stories From the City, Stories From the Sea', check out New York City fave ELK CITY's recent debut, 'Status'. -

>>MAGNET - Nov/Dec 2000 (#47)

"Occasionally, an album is released that makes you wonder just what the hell happened to indie rock after 1995. The debut from New York's Elk City is exactly one of those records. Within it, you'll find all the trappings that used to make indie rock so interesting: space-shifted harmonies, infectious melodies, adventurous tunings and, not least, a sense that these musicians enjoy what they're doing. Light years away from the strictly compartmentalized indie world we live in--'Status' is no post-rock/twee-pop/trip-hop genre suicide--the three members of Elk City simply excel in making beautiful pop songs that are as interesting as they are unassuming. Drawing a line that connects the simplicity of Galaxie 500, the etherealness of the good 4AD pop bands and the avant tendencies of Yo La Tengo's better moments, Elk City is striving for some "otherness" on these 11 songs that belies the fact that the band is only three years old. Of course, that Elk City emerged from the dissolution of the Melting Hopefuls indicates it may indeed know what it's doing. The sound here is certainly fresh and amply demonstrates that though it may be decidedly out of fashion, the members of Elk City have gone and made a great indie-rock record. Good for them." -Jason Ferguson

THE BIG TAKE OVER - Winter 2000/2001 (#47)

"What a weird, cool record this New York trio has made. Filmic, fragile, and hauntingly melodic-but somehow modest and straight-forward about it all-Elk City is the Portishead you don't want to slap. On "Love's Like a Bomb," singer Renee LoBue conjures up Judy Garland lost in a 40's noir film scored my a more eager-to-please Velvet Underground. On the album's best track, the totally winning "Freeze Two Over Eight," singer/guitarist Peter Langland-Hassan and LoBue approximate the unearthly charms of primetime Cocteau Twins (minus the effects), while adding something distinctly their own." - Terry Banks

>>PUNCTURE - Nov./Dec. 2000 (#47)

"The first thing I liked about Elk City is their inability to sit still and behave. The songs bound from one odd patch to the next (from juiced folk to bang-zoom pop to electronic curiosities & to name just a few leaps). Scarcely a thought is spared for such obsolete, boring concepts as consistency and continuity. Instead, this NYC trio spray-paint some really vivid colors over an unsteady synth-folk foundation. Singer/guitarist Peter Langland-Hassan (he's the one with the Ira Kaplan voice, only better) and singer/bassist Renee Lobue (sort of Kim Deal meets Kate Bush) volley verses back and forth in a reckless and playfully romantic manner, amid wheezing streams of keyboard buzzes and drones. These feats are well displayed in the sweet, hallucinatory love song "Chocolate Girl", which segues directly into "Freeze Two over Eight", a rhythmic deluge that reminds me of both the Tom Tom Club and Young Marble Giants. "Groundbreaking" tears away from the bubbly synth and refocuses on a battalion of chugging guitars charging straight across the burning sands towards a power-pop oasis. Composing and arrangements are never less than catchy and intriguing, but the real bite comes from the unpredictable back and gender bickering: both singers seem thoughtful and imaginative even if their duologues really don't connect in any real sense. The cornerstone of 'Status' is the eight-plus-minute "Fall Out of Reach", a song that drifts along on a somber, contemplative bed of acoustic guitar and thumping beats, with Langland-Hassan wondering aloud about his passing years, while Lobue offers optimistic counsel ("It's all about being alive/Now YOU try &"). - John Chandler

>>CMJ New Music Report Issue: 670 - Jun 12, 2000

"An artful New York City trio, Elk City exposes many surfaces on the strikingly quiet, though emotionally draining Status. The album reflects everything from the mournful strains of austerely romantic alt-country to Mazzy Star-styled dream pop. An unlikely blend of instruments, including melodica and accordion, constructs a thin atmosphere of cool sadness, while filtered voices and odd samples flutter about. Extra sentiment emerges from the juxtaposition of Renee Lobue's breathy, feminine pipes and Peter Langland's languid moans. The peculiar exception to this rule is a peppy cover of the Mamas & The Papas' "California Dreamin'," which arrives late in the album, almost as if to shake things up a little. An elegant, heartfelt debut." - Kelso Jacks

>>POP CULTURE PRESS - Winter 2000 (#50), and Ink19.com

"It's hard to get a handle on Elk City, in part because the music lulls you, enwraps you to the point that you don't realize you've listened to the damn record two or three times in a row. It's only when a song such as "Love's Like a Bomb," with its twisted lyrics about eating bread on you parents' graves rolls by again that you notice you've been hitting repeat a lot. This is a good thing, and it's in large part due to the sound of Renee LoBue's voice. She can move (in the course of a single song) from a soothing, almost "Twin Peaks techno" ambiance to a guttural Marianne Faithful groan, perfecting fitting the ragtag montage of the music. Part Velvets, part turn of the century hurdy-gurdy minstrels, Elk City confounds and delights in equal measure. A cover of "California Dreamin'" surprises you partly because it takes a few minutes to recognize the song as a cover -- it fits so well with the rest of the record, you think it's an original. In fact, that's a good thought to sum up Elk City: classic, yet original." -James Mann

And also

>>Popmatters - http://www.popmatters.com/music/reviews/e/elkcity-status.html

>>Delusion Of Adequacy - http://www.adequacy.net/reviews/reviews7-17-00.shtml#elkcity

French press review US press review

- Libération - Les Inrockuptibles - Magic ! - Nova Mag - Compact - Max - PopNews - Interview Popnews - L'Oreille - Autresdirections - Sur la même longueur d'ondes - Popingays - A découvrir Absolument - Abus Dangereux - Matamore -

>>Liberation 08/03/01 (Bayon)

"La fabrique écolo d'ELK CITY. Autour du douillet "Status", de leur "mélodies pop malignes", de leur "palette de tempos et ambiances", rencontre avec le trio new-yorkais". Bayon. Lire l'article.

 

>>Les Inrockuptibles du 3 au 9 juillet 2001 - N° 297

Coup (d'éclat) sur coup (de maître), deux albums enjambe-barbelés viennent rendre le sourire à un rock américain bipolaire, où Est et Ouest se toisaient en chiens de faïence. Dans la foulée d'un Luna Live, où les amours de John Cipollina (guitariste des faramineux Quicksilver Messenger Service) et de Lou Reed débouchent sur déflagrante rencontre au sommet du lyrisme et de l'ire, Elk City déclare benoîtement avoir pour principaux modèles...le Velvet Underground et le Jefferson Airplane. Soit, selon l'histoire officielle, les plus irréductibles ennemis des années guerrières du rock. Et la promesse de chansons prolongeant le Brooklyn Bridge jusqu'à Berkeley ou accrochant des clochettes champêtres au vieux métro de Manhattan. Un poil plus prosaïque, la réalité n'en est pas moins émoustillante. Car Elk City, trio mixte et nomade, a bel et bien exploré toute l'Amérique musicale, du Max's Kansas City au Fillmore West. Et, chemin (bien)faisant, fouiné dans les brocantes, chiné dans les yards sales et écumé les pawn shops. Pour la bourse plate mais le goût opulent, en ramener des chansons de milliardaires modestes. Des chansons qui refusent retape et racolage mais fourmillent d'idées astucieuses, où country évaporée (Dreams of Steam) et psychédélisme estival (Solar Girl) s'imbriquent dans la plus affriolante des mosaïques mélodiques. Ici s'épanouissent des ballades claires-obscures, amies des hibous et des grillons, n'aimant le soleil que rasant et la nuit constéllée de lucioles. Si bien que, loin des destinations obligées du tourisme rock, on prendrait volontiers ses quartiers d'été à Elk City, bienheureuse bourgade où le drugstore est tenu par les Cowboys Junkies, la graineterie par les horticulteurs zinzin de Madder Rose, l'école (très buissonnière) confiée aux érudits de Yo La Tengo et l'église prise en main (de velours) par la trop rare Angel Corpus Christi. Car, dans une petite ville où Moe Tucker a été nommée chef de gare (Groudbreaking), on ne se lassera jamais d'entendre siffler les trains. Bruno Juffin

>>Magic ! N°49 - March 2001

>>Nova Magazine - Avril 2001

American Dream
De Virginie (pour le patronyme) à Bordeaux (pour la salutaire signature française) via l'indissociable New York (pour le QG du moment et les teintes urbaines un rien crasses ombrageant comme il faut l'épure): un trio qui cite le Jefferson Airplane et reprend les Mamas & Papas en se revendiquant de dites-folk wave ou prairie-pop "sportive avec du drame". Ce qu'on rectifiera en les affirmant comme révélation majeure du printemps, comète à peine tactile qui, usant du silex low-fi d'un Yo La Tengo et de cet art de la miniature d'un Young Marble Giants, livre son tribut trompeusement rural du Velvet. Et pas le pire, loin s'en faut .- S. Rosenthal.

>>Compact #14 - Juillet 2001 - Pop Arty new-yorkaise

Il est de ces petits groupes qui, surgis de nulle part, déboulent avec un premier album intrigant et enthousiasmant. Sorti chez nous grâce au flair d'un petit label indé bordelais, Elk City est de ceux-là. Issu des obscurs Melting Hopefuls, ce trio new-yorkais de composition basique (basse, guitare, batterie), séduit avant tout par son approche modeste voire minimaliste d'un rock d'apparence sombre et torturée qui joue habilement sur les sonorités et les atmosphères sans pour autant virer dans l'intellectualisme prise de tête. Preuve en est leur reprise enjouée du classique "California Dreamin'". Prônant un retour bienvenu aux valeurs essentielles du rock et avec pour devise "amusons nous en l'absence de règles", Elk City nous livre un premier album totalement addictif et dont les richesses se dévoilent à chaque nouvelle écoute. Cédez à la tentation ! PR (à ranger entre Luna et Yo La Tengo)

>>MAX, mars 2001

"Lents tempos et climat ouaté. Entre Jefferson Airplane, Yo La Tengo et Mazzy Star, du psychédélisme tendance lo-fi, à découvrir d'urgence. Belle reprise du California Dreamin' des Mamas and The Papas.." - Florence Tredez

>> POPNEWS, 14 mars 2001

"Cela faisait un moment que je rêvais de vous en dire quelques mots mais en vous l'annonçant trop tôt alors que l'album ne sort que le 13 mars prochain, vous auriez oublié ce qui sera une des très grandes et bonnes surprises de cette nouvelle année, et cela serait grave car ce premier album du trio new yorkais Elk City, intitulé Status, est un véritable bijou de pop. Ce n'est pas du post-rock, du space-rock ou tout autre qualificatif à la mode, mais une succession de petites perles mélodiques puisant dans tout ce que la pop nous a offert de meilleur ces 10 ou 20 dernières années". Arnaud

La suite : http://www.popnews.com/popnews/elkcity/

>>Interview, Popnews

A l'occasion de la première venue du groupe au mois de décembre dernier, rencontre avec l'équipe du magazine Popnews.

>>Sur la même longueur d'ondes

>>Oreille - mars 2001

Au commencement, Elk City consistait en un simple projet de deux membres des Melting Hopefuls, formation pop obscure du milieu des années 90, et du batteur-producteur Ray Ketchem. L'histoire raconte que ce serait en ré-écoutant leurs enregistrements estivaux qu'ils décidèrent d'en tirer la matière pour leur premier album. Ce que l'histoire ne dit pas, c'est bien pourquoi la musique semble être à ce point anachronique, pourquoi leur musique constitue la fin d'une époque, le 12 de l'horloge de la pop naïve des années 70. Cela finit même par être l'idée suggérée tout au long des douze titres qui se succèdent dans ce même éclairage désabusé, jusqu'au Groundbreaking saluant Pavement au passage. En longeant la courbe, on apercevra Mazzy Star qui, dans la vitesse, perd de sa lascivité avant d'atteindre le célèbre California Dreamin' des Mamas & Papas, dont il ne restera plus rien de l'hymne un peu béat. Pour le coup, Elk City en fait le titre tout trouvé pour devenir l'évidence du constat plutôt triste de la vanité des choses. Voilà donc où se rejoint la boucle. S'ils continuent ainsi, Elk City ne tardera pas à rendre visite à Black Box Recorder - peut-être dès le prochain album, qui sait.

Emilyne

>>Autresdirections

"Pour fêter sa toute première sortie officielle, Talitres records a décidé de frapper très fort en sortant le premier album de ce groupe new yorkais signé sur Parasol". Gilles

La suite http://www.autresdirections.net

>>Popingays

Renée, Ray et Peter forment se groupe venu de New York. 13 titres (dont un inédit pour la France Trapped) 12 perles rares (je ne compte pas le cover) Pour commencer, Dreams of Steam ou la voix de Renée vous emporte dans leur monde. "Love's like a bomb" où l'amour est tellement fort qu'il peut détruire. Le cover de The Mamas and The Papas "california dreamin'" apporte une transition à l'album qui repart sur des pentes plus sombre mais si honnête qu'au bout du chemin la lumière jaillit. Trapped, oui car vous n'en sortirez pas indemne. A écouter d'urgence. Cédrik.

>>A decouvrir asbolument

Il y a un probléme a chroniquer cet album de 2000 en 2001. C'est grace aux oreilles fines d'un label français que status d'Elk city arrive dans les notres et ce pour ne plus les quitter. Pas de long discours à avoir status est une merveille pop label new yok usa. Trio à dominante numéraire masculine mais à dominante vocale feminine, Elk city va signer le retour de la scéne pop new yorkaise. Le potentiel du groupe compilé dans le don't cha wait éclate avec le chef-d'oeuvre loves like a bomb, la réponse enjouée à la mélancolie latente aux papas fritas. Que ce soit le son vintage de dreams of steam aux arrangements somptueux, ou par le fall out of reach et sa façon de reconcilier chanson brute et douce, ce petit bijou de fille de renée est à tomber, loin de l'archetype grossier de la chanteuse à voix autoritaire et froide. Status devient alors rejouissant via un freeze two over eight (une sorte de blur à l'accordéon) sautillant et avec groundbreaking, un wedding present argneux et trés convainquant, noisy juste ce qu'il faut, et une rythmique entrainante et enjoué. Cette joie communicative peut entrainer le relachement, ce qui est le cas sur le chocolate girl qui est loin de nous faire fondre, les vapeurs de solar girl empêche de voir la lumiére ou tell the people chose que nous feront mais pas via ce morceau. Mais renée et son gang ont plus d'un tour dans leurs sacs, il s 'approprient les mamas and papas, siderent par le martial et calme mysteries unknown et nous posent en douceur via le long et enigmatique trapped qui clos ce disque qui seduit comme pouvait seduire le star de belly. Elk city brille et grace à elle nous sommes bien dans la lumiére."

>>Abus Dangereux face 73 - été 73

Formé en 97 sur les cendres encore tièdes des Melting Hopefuls qui furent, avec Pulling an almighty on mysellf single of the week pour le NME, Elk City est un trio new-yorkais encore peu connu par ici. Il n'est pas défendu à l'écoute de leur pop indolente de songer à Yo La Tengo, plus d'ailleurs par cette similaire volonté de laisser un climat s'installer que par pure ressemblance. Chez Elk City se distingue également les chants croisés de Renee Lobue, vocaliste éthérée et de son alter-ego Peter Langland-Hassan, véritables architectes d'une musique aérienne et envoutant. Laissez-vous emporter.

>>Matamore

Nostalgie quand tu nous tiens.

Quelque part au début des années nonante. La fin des études secondaires avant les années d’unif. Une vie d’adolescent, plongée dans l’indie rock, une vie en Belgique, mais prêt de la frontière française.

21h à 22h, tous les soirs de la semaine, l’émission de Bernard Lenoir, L’Inrockuptible sur France Inter. Point de rencontre, car il n’y avait rien d’autre à faire, surtout pas regarder la télé, mais plutôt rêver, rêver en écoutant de la musique indie. Les années indie pop rock.

Elk City c’est ça, de la nostalgie, mais heureusement pas seulement ça.

Va pour la nostalgie.

Elk City c’est une peu une sorte d’indie idéal pour les années d’avant le grunge et le slowcore, ces années dominées par les Pixies et les Throwing Muses. Et à ce titre, Elk City sonne très Luna, très early Yo La Tengo, très Throwing Muses. Le genre de tare gravissime il y a deux ou trois ans, mais qui aujourd’hui passe encore bien si elle s’accompagne d’un savoir-faire certain. C’est qu’on en a tellement soupé de post-rock et d’emo qu’on est prêt à refaire une petite place à la mélodie indie.

Elk City se revendique de la double appartenance Velvet Underground et Jeffersson Airplaine, soit d’un côté, l’avant-garde rock aventureuse et séminale et de l’autre, un des pénibles précurseurs psychédéliques du hard-rock. C’est une façon de dire qu’il ne faut pas s’attendre à ce que Elk City révolutionne le rock indépendant ; ils se contentent de cultiver leur petit lopin de terre, legs d’une culture musicale adolescente new-yorkaise.

Le trio vient en effet de New-York et sa musique possède un cachet urbain de tradition locale (punk seventies new-yorkais : Television, VU, Blondie, Patti Smith, ou plus récemment Sonic Youth et Yo La Tengo), mais le traduit au mode indie pop, pour un disque toujours mélodique et jamais expérimental. Leur reprise du « California dreamin’ » des Mamas & Papas est un signe supplémentaire d’un regard tourné vers leurs racines.

Ce premier album du trio, « Status », a été enregistré durant l’hiver ’98 et l’été ’99. Il est sorti aux USA en 2000, sur Hidden Agenda, une subdivision de Parasol Records sur laquelle on retrouve aussi Vitesse, the Gerbils, Bikeride, Bettie Serveert ou Quickspace. Début 2001, le label bordelais Talitres décide d’en faire sa première sortie.

Tout au long des treize plages – douze sur l’édition américaine - , Peter et Renee se partagent le chant, parfois seuls, souvent en harmonie avec toujours un souci d’accomplissement dans la composition. Apaisement et authenticité sont les deux mots maîtres de ce disque et cela se voit dans l’utilisation décalée - hors du trio guitare, basse et percussions - d’un accordéon, d’un mélodica ou de synthés discrets.

« Status » ne changera pas la face du monde, mais possède heureusement quelques perles. La seconde plage, « mysteries unknown », est à ce titre un petit bijou, qui n’aurait vraiment pas dépareillé sur le « Fakebook » de Yo La Tengo et le superbe et addictif « love’s like a bomb » en aurait été un des meilleurs morceaux. Avec un chant mi Ira Kaplan mi Dean Wareham, « chocolate girl » aurait plutôt trouvé sa place sur le « Painful » de Yo La Tengo ou sur le premier Luna. « Groundbreaking » plus loin avec sa mélodie à la Breeders, époque « Pod », emporte aussi magistralement la mise.

L’espace de 4 min 30, Elk City joue aussi avec l’espace, pour une « Solar Girl » ultra légère qu’on imaginerait produite par le doigté du New-Yorkais Kramer responsable du son des aériens Galaxie 500. Puis c’est une ballade de huit minutes, « Fall out of Reach », comme la rencontre d’une Hope Sandoval, devenue terrienne, avec le charme et la douceur du son de Luna.

« Status » de Elk City est donc un album doux et confortable où il fait bon vivre et passer ses soirées. C’est toujours mieux que de regarder la télé ;-). Elk City c’est de la nostalgie, mais c’est surtout retrouver intacts des plaisirs passés, parce qu’ils étaient profonds. Ce trio est un groupe talentueux qui a sa propre originalité, sa touche personnelle. Les onze minutes électronisées de l’épique et free « trapped », mon morceau préféré, sont la preuve qu’ils peuvent être uniques aussi. Didier.