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CALLA - TELEVISE - Revue de presse

- Libération - Les Inrockuptibles - Magic ! - Rolling Stone - Novaplanet.com - Episode - Adcouvrirabsolument - Soit Dit En Passant - Prémonition - Popnews - I-Mussik - Jade Web - Popingays - Pinkushion - Clarknova - L'Oeil Electrique - Liability - Foutraque -

Avec Televise, Calla ouvre un nouveau chapitre de l'ennui routier. Pourtant, Strangler, le premier titre, laisserait croire le contraire : une panoplie décousue de guitares, complétée par la voix baryton d'Aurelio Valle saisie dans une colère vengeresse. Et puis, plus rien. Comme si l'on passait les quarante minutes restantes dans un couloir sombre, à écouter la même litanie. Beau second rôle, dans la veine folk urbain, aux côtés d'autres National ou Elk City, Calla construit, en guise de troisième album, dix titres d'une monotonie qui ferait passer Jonathan Livingston le Goéland pour une batucada effrénée. Mais ce qui pourrait à la longue peser devient finalement le sel de l'affaire. Televise permet de se repaître complaisamment de ce qui nous sied le plus : un entre-deux mou, sans fulgurance mais parfaitement rapiécé, avec une ou deux coquetteries là où l'on s'apprêtait à les entrevoir. On avance en terrain conquis. Nul besoin de se baisser, le film est devant nous.

A l'aveugle. Ledit film est celui de trois copains de fac prenant la route à Austin, Texas, pour gagner New York en une nuit. Conscients que le Texas a trop à faire pour leur laisser une petite place au soleil. Aurelio Valle : «Cet Etat peut donner beaucoup d'inspiration, et aussi devenir l'endroit le plus ennuyeux du monde. Nous avons débarqué à New York à l'aveugle en pensant que c'était la seule ville où quelqu'un était susceptible de nous comprendre. New York a vu graviter le Velvet Underground, Patti Smith et Sonic Youth... Problème : nous sommes arrivés quelques années trop tard.» En 1997 exactement, à Brooklyn, après leurs premières armes au sein de diverses formations du Sud profond. Deux premiers albums dont Televise s'annonce comme le digne successeur, plus mature : «Avec le temps et les épreuves, nous sommes devenus plus que de simples amis: une vraie fraternité nous unit. A 30 ans, l'urgence de montrer ce dont nous sommes capables se fait plus pressante. Jusqu'ici, je me sentais surtout guitariste. La, ma voix et mes mots ont trouvé leur place dans Calla

Trinité. Une jeune femme en plein songe, les faux-semblants de l'existence ou quelques désillusions : les textes, sans être traumatiques, fonctionnent tels une usine à rêves, où traînerait en permanence quelque chose de maussade. Pas vraiment sale, mais pas très propre non plus. Avec pour trinité propitiatoire «Presley-Dylan-Neil Young», Calla s'inscrit dans une lignée rock traditionaliste, et dans celle, plus récente, d'une avant-garde risque-tout. Comparse de Tarwater ou de Pan American lors de l'enregistrement en 2002 de la compilation Custom : The Remix Project, assurant les premières parties de Sigur Ros, Luna et surtout Godspeed you Black Emperor !, ils émargent à une petite famille de mercenaires aventureux tentés de briser les schémas de composition, au profit de mélodies moins défrichées. Un folk-rock cinétique, gavé d'images de voyage et de ténèbres.

>>Les Inrockuptibles

>>Magic !

Aucun besoin de faire du bruit, de jouer vite et même de crier pour susciter un sentiment d'urgence. Pour donner naissance à une musique dangereusement vitale. Aurelio Valle (chant, guitare), Sean Donovan (basse, clavier) et Wayne Madruger (batterie), réunis depuis la fin des années 90 sous le nom de Calla, l'ont parfaitement compris. En témoigne ce (déjà) troisième album imaginé par ces Texans installés en plein cœur de Brooklyn. Bien loin du wawknwall méchant qui sévit de nouveau dans la Grosse Pomme, ce groupe énigmatique a donc préféré le silence, les notes espacées, les tensions suggérées, les mélodies opiacées. Pour cela, on serait tenté de rapprocher Calla de Codeine, autre trio fondamental, dont le seul tort fut d'être né trop tôt et d'avoir eu à se débattre sans succès au milieu de formations grungesques aux bras trop gros avant de périr étouffé. Entre crépuscule bleuté et aurore argentée, les dix compositions ici présentes imposent ainsi leur fragilité avec majesté, plongent l'auditeur dans un trouble angoissé. Avec sa dimension mélodramatique (l'intro de Astral, tout bonnement renversante), sa nudité sobrement magnifiée par quelques touches d'électronique abstraite (As Quick As It Comes/Carrera et sa rythmique façon battements de cœur), son minimalisme en forme de trompe-l'œil (Surface Scratch, très beau final acoustique), cet album aurait tout aussi bien pu être l'œuvre d'un Radiohead sous perfusion, luttant pour ne pas s'évanouir. Mais, surtout, finit par être est l'un de ces (désormais trop) rares disques qui donnent une indicible envie de devenir insomniaque. Christophe Basterra ooooo°

>>Rolling Stone

Calla est un trio de Texans exilés à Big Apple, quasiment inconnu en Europe bien qu'ayant déja assuré les premières parties de Sigur Ros, Nick Cave ou Godspeed You ! Black Emperor. Joli coup donc pour le vaillant label bordelais Talitres puisque le groupe pourrait bien voir très vite sa côte grimper ostensiblement. Televise atteste en effet d'un savoir-faire et d'une maîtrise assez bluffants dans un registre volontiers grave, voire dramatique. Calla joue juste, sans fioritures, et s'y entend comme pas deux pour bâtir ce que les anglo-saxons appellent a mood: autrement dit une ambiance, une atmosphère, le plus souvent morose (que des vocaux plaintifs surlignent encore), et parfois baignée d'une colère froide qui ne demande qu'à exploser. Ce programme "televisé" ne devrait pas manquer de séduire les amateurs de rock sombre et habité. Laurent Garcia.

>>Novaplanet

Tout en tension ! La tension qui sous-tend tout ce disque. Dans un registre pop orienté atmosphères sombres et crissements de guitares en souffrance, Calla livre un disque qui imprègne d’une pellicule un peu poisseuse, bizarre. Ce trio new-yorkais a été créé en 1997 par trois originaires du Texas, qui ont, contrairement à d’autres, planqué leur stetson et les tiags à éperons. Il faut dire que le clavier et le batteur ont débuté dans un un duo expérimental électro-acoustique, loin des guitares country et du violon coincé au milieu de la poitrine. Ils signent ici le deuxième album du groupe Calla, et font régulièrement à la ville, les premières parties de groupes tels Godspeed You Black Emperor ou encore le fameux Nick Cave. Ils tiennent d’ailleurs des deux. Le côté expérimental et tordu du premier, et l’atmosphère sombre de Cave, le tout porté par la voix ténue, et tendue (toujours) du chanteur. RSC

>>Episode

>>Adcouvrirabsolument

Avec sa voix à la limite de la rupture et son chant élastique et lascif Aurelio Valle, le chanteur de Calla brouille les pistes déjà pas mal tortueuses de calla sur Televise. On a beau toujours chercher à faire des rapprochements plus ou moins hasardeux, là Calla cache soigneusement ses influences ne facilitant pas la vie du chroniqueur, conscient malgré tout de faire face à un disque marquant. Monument qui porte à merveille son nom délivre en plus de trois minutes un élément de réponse. Un brin de beat electro-cheap et crasseux à la mode teutonne, une partie de tennis entre une guitare acoustique mutine et un riff de guitare tendu mais flottant, cocktail tendu et explosif pour un puits d'énergie rentrée. L'album en s'ouvrant jetait une passerelle entre calla et interpol (les deux groupes vont d'ailleurs tourner ensemble prochainement) mais c'était une fausse piste, tout comme celle on l'on entendrait sur don't hold your breath, avecle fantôme de cure pour peut que l'on fasse abstraction de nos préjugés prétentieux. Inutile de chercher partout donc une once de plagiat ou de suivisme ici, car ce qui fascine chez calla, outre l'installation d'atmosphère quasi dans le dénuement (pete the killer) c'est son aptitude à changer progressivement un morceau digne d'un moineau rachitique et déplumé en phénix impressionnant comme sur le magistrale A squick at it comes ou encore sur televised, tendu comme en arc, nous envoyant des flèches assassines dans nos oreilles par le biais de mélodies accrocheuses. Ces flèches qui d'ailleurs peuvent se transformer de moteur d'un morceau en brouilleuses de folk song parfaite, parasitant tout à l'aide d'une batterie puissante. Televise, est un mystère et pas seulement par sa pochette sublime et intrigante, non Télévise impressionne par son nombre de zones d'ombre et de direction à mettre en lumière ou emprunter. Calla signe un grand disque pour ce début d'année, qui, en plus de son épais brouillard à transpercer, recelle les parties de guitare les plus accrocheuses du moment, hypnotiques et brutales. A découvrir absolument sans attendre.

>>Soit Dit En Passant

Monument

CALLA Televise Le rock mélodramatique de Calla risque de faire des émules. Le troisième album du trio new-yorkais contient une palpable et dévastatrice tension sombre, combinée avec une puissance mélodique apaisante et ce chant si séduisant. L'album agit en profondeur sur l'auditeur, le place sous hypnose et lui assène à coup de guitares tordues et pénétrantes des morceaux traumatisants. Le son de Calla semble bien lui appartenir, et l'on apprend rapidement à prendre ses repères. La guitare et le chant d'Aurelio Valle sont les premiers éléments à relever toute notre attention: Strangler pénètre sauvagement l'esprit et fait figure de tube potentiel pour l'hiver. On remarque alors ces bribes d'électroniques, la densité des lignes de basses et une batterie qui martèle la cicatrice à peine née. Strangler n'est plus alors un simple tube. Les instruments se répondent, les distorsions de la guitare sont caressées par les vocaux. Tout se fait magnifiquement écho. Le groupe semble autant inspiré par My Bloody Valentine ou Joy Division que par le Radiohead de The Bends et crée son propre rock, un rock pour l'évasion, un rock torturé et trop rare. Monument et Breath complètent un début d'album ahurissant. Ce son, donc, et cette manière de s'adresser à l'auditeur, de lui insuffler son énergie. Cette tendance aussi à faire jaillir des images, à les projeter en l'air et à vous demander, l'air de rien : 'de quoi souffrez-vous?'. Les perles s'enchaînent. La séduction passée, c'est un autre sentiment qui naît, et une certitude, Calla a toutes les cartes de son succès en mains et détient les morceaux de son succès. Que ce soit dans les méandres sauvages de Strange ou à travers le jubilatoire Televised, Calla ne relâche pas la pression. Blessure et émotion pour l'exquis et final 'surface scratch', sublime envolée, sublime mélancolie. Porté par dix titres homogènes, splendides, inoubliables et uniques, Televise est plus qu'un disque de la semaine, c'est le premier classique de 2003. Q. Deve

>>Prémonition

Entrer dans "Televise", troisième album du trio texan basé à Brooklyn, n'est pas aisé. L'auditeur peu scrupuleux serait tenté de le classer rapidement dans la catégorie des somnifères puissants ou, s'il est déjà familier du groupe, le trouver probablement moins personnel ou intimiste que "Scavengers", lui-même moins original que le premier, éponyme. Or la persévérance est de mise ici. Car, hormis Strangler, Customized (superbe titre pop folk sombre légèrement electro) et Televised qui sont les morceaux les plus groovy, "Televise" est tout en lenteur et subtilité et se révèle être au fil des écoutes un petit chef d'œuvre d'une beauté frêle et assez glauque. Entre Low et les Warlocks ou Black Rebel Motorcycle Club et Godspeed You! Black Emperor (voir le crescendo final de As Quick As It Comes/Carrera), Calla creuse le chemin esquissé précédemment en allant plus loin dans son univers faussement langoureux. À l'image de la voix d'Aurelio Valle qui semble toujours sur le point de se fêler pour se taire à jamais, tout est murmure, complainte et douleur à expier, les mélodies délicates ne faisant qu'accentuer la bruine glaciale qui se dégage de ces textes pessimistes, souvent sibyllins. Et l'on se surprendrait presque à vouloir refermer par pudeur une porte ouverte par inadvertance sur le désespoir de cet homme. Alors que ce serait tourner le dos à un album finalement sublime. Catherine Fagnot

>>Pop News

Entre le recueillement des fidèles à l’église et la furie des punks au fond du garage, immaculée, vibrante, terroriste, introvertie, explosée, la musique de Calla est tout cela à la fois. Quand j’ai vu pour la première fois le trio sur scène, il était question de bruit et de fureur, de violence mal contenue, de distorsion, de sons assourdissants planants au-dessus du public abasourdi, émerveillé, conquis. Toute l’énergie latente de New York dans un seul et même groupe. On attendait de retrouver cela depuis Television et enfin ça y était, Calla prenait le relais. Avec Televise le niveau sonore baisse d’un cran mais l’énergie est toujours là, difficilement contrôlée, elle bruisse, siffle, s’immisce, passe là où on ne l’attend pas, explose en plein silence, assourdit par sa simple présence, comme sans le faire exprès. Il y a sur cet album le sentiment bizarre d’une révélation, d’une illumination. Après de longues et laborieuses réincarnations Aurelio, Wayne et Sean ont atteint le nirvana, la plénitude et prennent le temps d’expliquer leur parcours en 10 chansons qui racontent leurs épreuves, les succès, les échecs, les retours en arrière. Car sur Televise rien n’est fixe, tout est mouvant (émouvant) le yin et le yang se débattent et parviennent à un équilibre fragile et beau. Le trio se plonge au plus profond de mines obscures et infernales pour en ressortir marqué par l’épreuve mais avec en mains les plus belles pierres précieuses. Hypnotique, irrésistible, surpuissant, envoûtant et enrobé de fumée et de brouillard magique Televise cherche les points communs entre le dépouillement, l’immédiateté du folk et la sophistication, l’envoûtement de My Bloody Valentine. Gildas

>>I-Musik

Il y a des jours comme ça où il est temps de prendre les choses en main pour réparer quelques injustices dont le monde du rock est si friand. Il est l'heure de plonger dans la mélopée cristalline de Calla dont le troisième album (distribué en France par Talitres (Walkmen, elk city, Dakota suite)) se révèle d'une beauté souvent hors norme (le superbe "Don't hold your breath"). En mêlant l'électricité dense de leurs guitares (façon Mogwaï par moments) à une écriture romantique (terme non péjoratif avec Calla) qui agit comme un songe sombre et féerique à la fois, Calla nous offre un disque superbe, sorte de folk électrique, et qui nous élève peu à peu en envahissant la pièce ("As quick as it comes/carrera"). Si "Televise" semble si réussit, c'est qu'il ne laisse aucun sentiment s'implanter durablement. Les changements de décors sont quasi-permanents (le passage de la comptine sombre de "Alacran" vers le rock urbain de "Televised"), et ce disque apparaît comme un champs de bataille entre la voix de Aurelio Valle posé, rêche et les instruments qui se contorsionnent à l'infini ("Customized") agrémentés parfois d'une touche électronique ("Monument"). Mais un champs où les mélodies ont leurs places au premier rang ("Strangler"). Alors que beaucoup esquissent déjà ce genre de figures sans que l'ennuie ne cesse de guetter, Calla parvient à éviter ce genre de piège et fait ainsi de "Televise" un disque plein de ressources. S'ils ont une recette, qu'il la conserve un long moment afin qu'on puisse faire dans les années qui viennent un bout de chemin avec eux. Harry

>>Jade Web - http://www.pastis.org/6piedssousterre/jade.htm

Je ne connaissais de ce groupe qu’un des ses albums antérieurs Scavengers sorti sur Quatermass, album OVNI dans la production plus électronique du label, album qui pourtant m’avait laissé une forte impression. Les ponts ont vu l’eau s’écouler sous leur jambes arquées ; pour autant la voix élimée de Aurelio Valle, les spirales d’arpèges sombres de Wayne Magruder les lents échos d’orgues et la pondération de la basse de Sean Donovan, ont gardé cette même intensité, ce même rapport direct aux choses, essentiel.

La belle confiance offerte à Talitres présage de bonne chose, le label n’a jamais été démenti dans la qualité de ses choix artistiques (depuis Elk City jusqu’au récents albums de Dakota Suite).

Televise diffuse une douce torpeur, où la rythmique, presque jazzy conjugue ses chaloupements dans un intime rapport au timbre chaud du chanteur. La ligne de guitare pointe les mélodies célestes et les transperce, nous laisse gisant sur le sol, comme mort.

On retrouve le riche appétit pour les arrangements de Novak, des accointances également avec Tram, ou 33.3 plays music (à ceci près que la basse a remplacé les violons ) mais surtout l’esprit de délition et d’obscurité présent chez Mogwai. L’apaisement a besoin de l’opacité nocturne pour étendre son règne, prendre possession de son territoire. Calla est son ambassadeur et nous sommes ses serviles auditeurs… Superbe. JJ.

>>Popingays

Trio new-yorkais, Calla a déjà assis sa réputation sur scène, en assurant les premières parties de groupes comme Godspeed You Black Emperor !, Nick Cave, Sigur Ros ou dernièrement Interpol. En tout cas sans avoir assisté à ces prestations, on devine, à l'écoute de ce troisième album, un groupe forgé sur scène, mais surtout réussissant à retranscrire sa personnalité sur disque. Calla impose en effet un rock exigeant, ne reniant pas les origines expérimentales du groupe. Jouant des larsens et de bruits en tous genres autant que des silences, ils installent une atmosphère sombre, parfois pesante, d'où émane le chant fragile d'Aurelio Valle. Les arpèges délicats viennent planer sur les rythmiques tantôt cotonneuses (Monument, Pete the killer), tantôt syncopées (Televised), avant que les mêmes guitares ne viennent hurler au terme de progressions hypnotisantes dignes de Mogwai, comme sur As quick as it comes/Carrera, sublime moment de grâce de l'album. Même la ballade acoustique finale finit par être tourmentée par une guitare électrique distordue… Bref, autant de compositions qu'on imagine prendre une dimension encore supérieure sur scène. A quand la tournée en France ?

>>Pinkushion

Certainement la formation la plus mélancolique ayant émergé sur la scène rock new-yorkaise ces dernières années, le spleen de Calla ne nous apporte pas moins du baume au cœur. Voilà deux ans, le second album du trio, Scavengers, avait fait son petit effet avec notamment une reprise atypique d'un titre de U2 période The Unforgettable Fire ("Promenade"). Le groupe n’a pas chômé depuis avec la parution d'un split single en co-affiche avec les excellents Walkmen, puis suivit d’un album de remixes où le trio se laissait aller à des expérimentations électroniques en compagnie d’alliers sûrs : Tarwater, Pan American, I-Sound… Rien de bien mémorable mais qui eu le mérite de faire patienter son public avant de retourner aux choses sérieuses avec un vrai nouvel album.

Televise, troisième album donc de ce groupe formé il y a déjà six ans, tient toutes ses promesses et renforce les fondations. Ce qui séduit d’emblée chez Calla, c’est qu’on sent une conscience derrière cet effort discographique ainsi qu'une volonté d'éviter de tomber dans la facilité. On a affaire a des musiciens intelligents, capable d’explorer de nouveaux chemins mélodiques tout en évitant de ressasser des formules maintes fois épuisées.

Ainsi, Televise se divise en deux parties. La première moitié de l'album est très silencieuse, minimalistes même si le mot d'ordre est toujours centré sur une certaine gravité. Dès "Strangler", le ton rappelle un Radiohead qui s'acharnerait à ne composer que des "Street Spirit". Il se dégage de ces chansons calmes - où quelques vagues larsen viennent planter le décor - une fausse sérénité qui pourrait imploser à tout moment. Mais c'est finalement à la moitié de l'album que les chansons se font plus agitées. La rage intérieure est accentuée par la batterie qui occupe davantage l'espace. Sur "As quick as it Comes", les guitares prennent le dessus avec un motif mélodique qui revient nous hanter tel un fantôme. Et puis le chant un peu limité d'Aurelio Valle - il parle plus qu'il ne chante - finit par séduire et colle bien avec l'ambiance générale.

Finalement, on se dit que Calla a davantage à voir avec un Talk Talk période "Spirit Of Eden" pour sa manière d'exploiter les silences - une tache pas si facile à maîtriser pour un groupe à guitare - qu'avec le reste de la scène garage rock new-yorkaise. Un trio qui se bonifie avec le temps et sait mieux se faire maître d’ambiances. Et si cet album demande quelques écoutes répétées pour prendre toute son ampleur, il y a de fortes chances qu'il perdure mieux que d'autres du même créneau, actuellement sous les projecteurs. Paul Ramone, le 10 Mars 2003

>>Clarknova

Originaire du Texas ce trio New-yorkais d’adoption nous présente ici leur troisième opus " Televise ".

Après avoir tester plusieurs styles et formations chacun des membres se retrouvent dans Calla 1999.Televise est un album plus mélodique moins rageur. Ou des volutes électroniques se mèlent aux superbes composition pop neurasthénique et à la voix fragile, en suspension de Aurellio Valle.Un disque plein de surprise qui se dévoile après plusieurs écoute.

L’album de remix custom : The remix project avec la participation de Tarwater, Pan American, I.Sound à du faire prendre conscience au trio de leurs possibilités sonores. Ces musiciens ont un CV des plus alléchant ayant participés à des projets surprenants et plus que louablescomme Crumbles Recovery qui regrouper B. Magruder et S. Donovan d’un un duo electro-acoustique ou encore la mise en place du projet S.E.M par Donovan. Projet en collaboration avec Peter Kolik regroupant le travail de plus de 30 Artiste.Wayne et Aurelio rejoignirent eux Pete Gannon au sein de Factory Press.

Toujours en ébullition les membres de Calla ont acquis une maturité musicale et un sens de la composition nourrit par ces aventures diverses. En tout cas Televise se révéle être l’une des surprise de la rentré avec une alchimie musicale quasi parfaite. Francisco le rouge

>>L'Oeil Electrique

Las de la scène texane, Sean Donovan, Aurelio Valle et Wayne Magruder ont la riche idée de s'installer à New York pour y former un nouveau groupe : Calla. En 1999, ils sortent leur premier album, un magma de bruits et de sons au milieu duquel prennent naissance quelques morceaux. Un coup de maître qui ne sera pas sans rappeler la très atmosphérique bande originale du film Dead Man. L'année suivante, avec Scavengers, le trio développait davantage le côté pop de sa musique, tout en laissant une place relativement importante aux séquenceurs, appareils qu'ils utilisent pour envelopper leurs compositions de sons organiques au fort pouvoir évocateur. Sur Televise, le dernier album, Calla travaille toujours et encore de la même façon : la voix susurrée et plaintive d'Aurelio Valle alternant avec sa guitare tranchante, sur fond de basse-batterie-samples. Et évidemment, ça fonctionne à merveille : la descente dans leur univers sombre et torturé se fait sans heurts, par une succession de ballades maladives entrecoupées, ça et là, d'envolées splendides. Sur ce disque aussi, un nouvel aspect du groupe : quelques morceaux plus rock, comme pour souligner le changement de production, avec des instruments plus nets, plus forts, face aux samples qui se trouvent parfois relégués au second plan. Romain Guillou

>>Liability

Encore des new-yorkais ! diront certains. Et ça n'est pas fini Longwave reste à venir. Mais il ne s'agit pas là d'un énième resucé de The Strokes. Non. Si vous voulez comparer Calla il vous faudra plutôt aller chercher du coté de The Walkmen, (peut-être à cause de ce son de batterie qu'on croirait enregistrée dans une cave humide et crade) le coté cold wave en moins - encore que quelques programmations discrètes viennent parfois donner une touche "électro" (cf. l'intro de "monument") - Les morceaux sont assez lents ou mid-tempos (pour les rock'n'rolliens "strangler" et "televised"), souvent soutenus par une basse envahissante, envoûtante et littéralement poisseuse ("don't hold your breath", "astral"), mais parsemés de sursauts électriques à la limite du noisy. A noter quelques interventions extérieures comme des percussions, quelques notes de piano sur "surface scratch" ou du violon sur "as quick as it comes". Les mélodies ne vous restent, il est vrai, pas en tête pendant des heures mais sont néanmoins excellemment troussées et procure leur lot d'émotions à l'écoute attentive. Le résultat est tout bonnement fascinant et ne quitte la platine qu'en de rares occasions.

>>Foutraque - www.foutraque.com

Depuis 1997, les trois New-Yorkais Aurelio Valle (chant, guitare), Wayne B. Magruder (batterie, percussions, programmation) et Sean Donovan (basse, claviers, programmation) défrichent de nébuleux territoires post rock au sein du groupe Calla. Leur nouvel album, Televise, est un fascinant recueil de morceaux atmosphériques traversés par un chant las, des guitares bruitistes et des mélodies pop. Il est vraiment difficile de ne pas se laisser happer par ces compositions où la pop, le post rock, le rock bruitiste et le psychédélisme se télescopent. Avec des armes somme toute classiques (basse, guitare, batterie et boucles), les trois Musiciens de Calla sont tout aussi bien capables de composer de longues symphonies dissonantes (Televised) que de petites pièces de pop/rock cabossée et lancinante (Strangler). La musique de Calla est une invitation aux rêves éveillés se transformant en cauchemars soniques. Un groupe à découvrir de toute urgence ! Pierre Andrieu


Précédemment:

>>Blending the pillowy noise of My Bloody Valentine with the guttural digressions of Nick Cave, Calla is leading the race for the title of the American Radiohead

- From The Gear 100 Most Exciting People, Places and Things on the Planet:Gear Magazine (Jan/Feb 02)

 

>>So what makes these ridiculously depressive U2-covering no-engergy Texas-born Brooklyn art-geeks and Michael Gira associates, who look and sound like they're falling asleep to the stupid Nick Cave records they were raised on, tolerable? No dude, it's not that they're "rilly intense". More likely it's that they've got melodies. Plus the singing and Kraut-spaghetti effects suggest a VW repairman left to die alone at high noon in the Mexican desert, perhaps ? - From Village Voice (June 19, 2001)

 

>>transcendent - Mike Wolf / Time Out New York, pick of the week (May 18, 2001)

 

>>Beneath its faint ghost melodies and woozily chugging rhythms lies a kind of soft heartache that alternates between states of grace and desperation. Minimalist yearning never sounded so good. - Colin Helms / CMJ New Music Report, Issue: 703 (Feb 26, 2001)

 

>>#1 Band You Need To Know in 2001 - Todd Hutlock /Alternative Press (March 2001)

 

Libération; 2000 la seléction de la rédaction: B. Bayon: Calla "Scavengers" - Herman Düne "Turn Off The Light 0-1" - Swell "Feed"