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THE BIRDWATCHER - REVUE
DE PRESSE
| Revue de presse française |
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Rock
n Folk - #412 - Déc. 01
Cela ne va pas être simple, cet album s'écouteà
l'aube. Il dépeint l'aurore et ses quelques rayons, l'égarement
du dormeur qui s'éveille, c'est du moins son projet. Plus
tard, d'autres disques s'intéreesseront au moelleux de
l'après-midi et à la douceur du crépuscule.
des arpèges hésitent, tentent des mélodies
puis se taisent, craignant d'avoir fait trop de bruit. Une voix
décavée se cache quelque part, dans la plume ou
sous la laine. C'est sur des guitares molles et quelques nappes
cuisant à feu doux que Dan Matz, guitariste abstrait chez
The Windsor For The Derby, a concocté ce très frustre
brunch. The Birdwatcher est languissant. La tête encore
sur l'oreiller, il regarde le ciel encore jeune avec des yeux
mi-clos. Il ne chante et ne joue que pour lui-même, pour
scinder ses rêves et s'en extraire. Il faudra mettre son
réveil pour assister à ce phénomène.
Du silence, des crises bruitistes se détachent sur fond
permanent de résignation. Quelques notes traversent l'auditeur
jusqu'à l'os et le secouent. Chez Dan Matz, les réveils
ne sont pas très joyeux. Quelques moments plus doux parviennent
à empêcher la noirceur de se refermer totalement.
Dans sa volonté de ne faire aucune concession au plaisir
et de dépeindre un matin abominable, The Birdwatcher risque
de lasser avant la fin (judicieuse reprise de "No Expectations").
Il parvient tout de même, avec quelle douleur, à
éveiller l'auditeur. Ce disque malade risque de provoquer
de pénibles crises de prostation. Le rêve enfui,
il ne reste plus qu'à se lever, avec la sensation du sang
figé pendant la nuit se reversant dans les veines. Xavier
Chezlepretre. ***
Abus
Dangereux - Face 74 - Octobre/Novembre 2001
Il m'a fallu un mois et un jour pour comprendre
pourquoi le label manager de Talitres s'enthousiasmait autant
en prononçant le nom de ce groupe américain, suite
logique de Windsor for the Derby
complètement inconnu
à mon bataillon et plutôt hermétique à
la première écoute : un mois pour me décider
à replonger dans l'univers nocturne imaginé par
Dan Matz et une écoute appliquée pour saisir la
subtilité de l'émotion distillée par cet
album. La musique est ici images, sensations, impressions, dépassant
largement le cadre des huit morceaux officiellement répertoriés
sur la pochette. Imaginez d'abord les hululements de claviers
nocturnes dans un silence plein d'infra-basses. Des bruits de
casseroles rouillées et de clochettes que l'on traîne
dans la pénombre font monter la tension. Au bout de 4 bonnes
minutes de cauchemar, la voix déclare dans un souffle "I
cannot breathe" sur une guitare qui égraine ses maux
avec précision dans un silence clinique. Puis des instruments
entrent en piste, l'un après l'autre, rendant l'ambiance
enfin respirable à coups de distorsion, de cymbales, de
boucles à l'envers, d'orgue et autres bruits qui finissent
par se cogner la tête aux limites des pistes qui leur ont
été allouées. Ca n'a pas pris plus de 10
minutes, mais vous avez l'impression d'avoir traversé une
forêt, dévalé les pentes d'une colline, traversé
une rivière à la nage et vous vous retrouvez au
sec sans plus une seul fantôme aux trousses. Une petite
ritournelle acoustique rafraîchit l'oreille au milieu du
disque, comme les premières gouttes de rosée, un
peu avant l'aube. On imagine même les premiers rayons de
soleil du matin pointer à l'horizon tandis que Dan Matz
sort son bottleneck pour clore sur une note chaude et lumineuse
ce premier album fragile et attachant. [C]
Quel plus beau titre pour un album
consacré à l'aube que The Darkest Hour Is Just Before
Dawn ? Ce disque, qui s'ouvre sur les accords flous d'un orgue réverbéré,
d'une guitare claire et d'une basse à la gravité exacerbée,
est la première oeuvre d'un nouveau projet de Dan Matz, par
ailleurs membre de Windsor For The Derby (chez Aesthetics désormais)...
Un projet nommé The Birdwatcher.
Un disque consacré à
l'aube en effet, et aux humeurs qui l'accompagnent. Des premières
lueurs, diffuses, chaotiques, inquiétantes, aux premiers
rayons plus vifs qui réveillent les oiseaux et les hommes...
Il aura fallu tout retranscrire, notamment des émotions particulières,
personnelles et significatives. Au cours de cette entreprise, The
Birdwatcher aura été l'observateur puis le chef-opérateur.
A cet effet, il a composé des morceaux à tendance
instrumentale, mais aux styles divers et aux structures variables.
Et que le morceau en question soit plutôt post-rock, ambiant
ou folk, la musique de Birdwatcher se reconnaît à sa
douceur feutrée et à son acoustique chaleureuse et
rurale.
Cette musique, finalement assez proche de celle
de Hood, fait ainsi la part belle aux peintures musicales, constituant
un puzzle audiophonique bigarré et pertinent. Des premières
notes organiques de Cutting Rope, à une reprise folk -géniale-
du No Expectations des Stones, en passant par le rock neurasthénique
et électronique constituant les dix minutes de Dawn, The
Darkest Hour Is Just Before Dawn est une oeuvre dont la préciosité
semble ne pas s'altérer, et, bien au contraire, s'amplifier.
Ce disque constitue un voyage incontestable dans des atmosphères
irréelles et pourtant partiellement étrangères
seulement ; il nous réserve de simples moments de grâce,
notamment lorsque les titres sont chantés (Bound To Collide,
Little Birdy, Three Weeks). Un disque délicat et sensoriel,
caractéristique de ces moments tangents de semi-conscience
qui ponctuent nos sommeils agités. - Stéphane
Fraîchement émigré à
Brooklyn, comme ses trois compatriotes texans de Calla, Dan Matz,
guitariste de Windsor For The Derby, entame un projet parallèle
empreint des mêmes inspirations pop / post-rock que le trio
susnommé. Avec The Birdwatcher, il a justement ouvert pas
mal de concerts pour eux, où il a joué seul ou accompagné
par des membres de Jets To Brazil et de Home. Son album, The
Darkest Hour is Just Before Dawn, premier volet d'une trilogie
dont le but est de célébrer des moments clefs de
la journée (aube / après-midi / crépuscule),
se concentre sur l'aurore. Notre ornithologue nous conduit ainsi
dans les endroits les plus appropriés pour le lever du
soleil: de grands espaces, ouverts, quand sa musique se fait lente,
calme et...grandiose. Ou alors dans des endroits plus confinés
- des forêts où la nature s'éveille -, lorsqu'elle
devient plus intimiste. La présence d'un harmonica et de
mélodies de guitares folk n'est d'ailleurs pas étrangère
à cette impression. Et cette influence folk, puisqu'on
en parle, il la revendique en concluant son album par une reprise
de l'excellent No Expectations des Rolling Stones (qu'on
retrouve sur le très folk/country Beggar's Banquet). Romain
Guillou
L'Américain Dan Matz, leader de The Birdwatcher,
peut se présenter comme un observateur. On se dit trop
sûrement comment l'album, largement instrumental, de celui
qui s'est choisi le patronyme de quelqu'un qui passe son temps
à surveiller les oiseaux, fixé sur le plancher des
vaches, peut se retrouver cloué lui aussi au sol par des
liens trop serrés d'avec les disques de Papa M, Bedhead,
Tortoise, Movietone et consorts, auxquels sa production peut renvoyer
à la première écoute. Passée celle-ci,
on se rend compte de manière assez évidente de la
capacité de cette musique à voler de ses propres
ailes et à se trouver des trajectoires libres tout en évoluant
dans un horizon surfréquenté et archibalisé.
Répétons-le, Dan Matz observe, mais ne rêvasse
pas. Il scrute le monde très peuplé du rock instrumental
américain sans se laisser handicaper par lui. Ni suiveur,
ni défricheur forcené s'obligeant à trouver
des formules inédites d'une équation maintes fois
résolue par tant d'autres avant lui, Birdwatcher vogue
dans ce paysage avec le brio et l'imagination d'un visiteur du
Louvre. Quelqu'un qui viendrait scruter la Joconde à la
bonne distance et avec le bon recul, offrant ainsi un regard frais
et renouvelé sur un art trop regardé, galvaudé
parce que le plus souvent mal vu et trop vite. Observer les oiseaux
ou jouer du post-rock revient au même: si la discipline
n'est pas reservée aux scientifiques, elle peut aussi se
livrer à ceux qui savent faire quelque chose de leur sensibilité
et l'organiser. Birdwatcher l'a compris, il y est aussi parvenu.
Julien Welter
On a trouvé la perfection sommanbule du
moment. Le premier album de ce projet intitulé The Birdwatcher
et basé du côté de Brooklyn déroule
un spleen hypnotique qui rappelle tantôt les envolées
vers les étoiles de Labraford tantôt la lenteur hallucinée
des splendides Calla. Les convertis au rock lunaire ne seront
pas surpris d'apprendre que derrière ce groupe insensé
se cache Dan Matz, un des investigateurs de l'aventure The Windsor
For The Derby. A l'exception d'une reprise ténébreuse
du "No Expectation" des Rolling Stones on recense ici
7 titres en forme de rêve éveillé. Ce folk
narcotique et engourdi sonne comme une invitation à fermer
les yeux. The Birdwatcher ou la plus belle morphine discographique
de la rentrée. JVC
The Birdwatcher, deuxieme sortie
de l'impeccable maison Talitres (apres le remarque "Status"
des Elk City), a decide de retransmettre les sons et les impressions
de l'aube dans cet album-concept (puis de l'apres-midi et du crepuscule
pour les deux prochains opus).
Ils viennent de Brooklyn (Etats-Unis),cet album
représente le début d'une trilogie. "The darkest..."
commence doucement comme quand vous vous levez le matin Puis,
vous sortez prendre votre métro et là, la vitesse
monte, leitmotiv du train train habituel, toujours le même
son et un break... c'est la pause café. Vous écouterez
ce magnifique album comme une journée qui se passe. L'automne
arrive, cet album tombe bien. Vous avez connu le Post-Rock et
bien là c'est encore mieux que ça. Une voix bien
placé, juste ce qu'il faut comme texte et des morceaux
ocillants entre 2 et 10 minutes. Dan Matz le chef de file revient
en pleine forme pour un concept album ni pompeux, ni grandilloquant.
Juste ce qu'il faut comme arrangement. En quelques mots : Beau,
triste, joyeux, émouvant, brillant...bref superbe :-).
Cédrik
L'ambition de ce disque est de servir de bande
son au lever du soleil. Pas de panique, vous n'êtes pas
face à une compilation zen avec chants de marsouins et
bruit du vent dans les sapins, mais d'un très bon disque
de post-rock. Tout commence par une introduction instrumentale
atmosphèrique, "Cutting Rope", très proche
du Labraford de "A Stable Reference" (une influence
qui hante tout l'album). L'ambiance se dessine là, sous
les traits de la brume, du petit froid qui glisse, qui ondule
au dessus du sol. Puis vient "First Bright Light", une
chanson qui s'accélère de plus en plus vers un grand
temps calme à la voix susurrée pour finalement déboucher
sur un final bruyant. Les autres titres sont du même acabit,
de longues envolées musicales aux mouvements variés,
qui s'élèvent difficilement, comme collées
au sol. On tient peut être là l'origina du nom du
groupe, le meilleur moment pour voir les oiseaux est quand ils
sont au sol, tôt au petit matin froid, les ailes engourdies.
L'ornithologue en question se nomme Dan Matz, un activiste underground
qui a quitté son Austin natal au Texas pour se perdre à
Brooklyn. D'où la dualité des ambiances, entre country
blues incongru "Little birdy" et échos métalliques
saturatés, "Dawn". Ce dernier est d'ailleurs
un superbe titre, tout en mouvement, qui commence très
calme, très sombre, très tendu, pour dériver
sur un chant glacé, puis une partie mélodique presque
pop et une fin bruyante qui se meurt sur un son frappé
contre lui-même. Ne vous fiez pas à la première
écoute, assez froide. L'aube a toujours su récompenser
ceux qui faisaient l'effort de venir l'admirer. A noter que ce
premier album de Birdwatcher est distribué par Talitres
(petit label de Bordeaux), tout comme l'excellent album de Brando
(chroniqué le mois dernier). Un catalogue pour l'instant
irréprochable qui risque vite de devenir indispensable.
(Olivier Santraine)
Sur
la même longueur d'ondes
Explicitement présenté
comme la première pièce d'une trilogie, cet album
est le fruit d'un projet expérimental de Dan Matz, connu
par certains à travers son groupe texan Windsor For The Derby.
Dévoué à retranscrire ici l'aube du jour et
toutes les impressions qu'elle suggère, Matz traduit ses
intentions dans une pop-rock éthérée et sensuelle.
Jouant beaucoup sur les notes en arpèges, le musicien laisse
ses chansons se dérouler lentement et vient à peine
les bousculer par un chant très bas, des mots qui décrivent
sa vision du matin. "No expectations", jolie reprise des
Rolling Stones, conclue le disque. Béatrice Corceiro
La
Gazette du Nord - Pas de Calais - Décembre 2001
Premier volet d'une trilogie discographique consacrée
à l'aube, à l'après-midi et au crépuscule,
cet album s'apparente à une hallucination musicale où
rôde l'ombre tutélaire d'Angelo Badalamenti. Empruntant
des chemins sinueux peuplés de bruits étranges et
de squelettes sonores inquiétants, les new-yorkais de Birdwatcher
distillent une peur sourde au sortir d'une nuit d'angoisse (l'intranquillité
de Dawn). Un album habité, tourmenté et peuplé
de visions. Patrick Beaumont
"Lately I have been languid,
impatient, insanely bored, and anxious for something warm and meditative
to feed my hungry heart. Lucky for me, the BIRDWATCHER, a.k.a. Dan
Matz, has been feeling the exact same way. Whereas my options for
fulfillment include opening a can of soup, Matz has a home studio
in Brooklyn and a bunch of friends from bands like Jets to Brazil
and Home to collaborate with. In his first full-lenght solo stab,
Matz - primarily known for the tangential, slow-core records he
made with the Austin band Windsor for the Derby - includes trace
elements of math rock; Brian Eno-ish absract art; frayed, frizzed,
and folky guitars; and isolated, spooky bass lines. Although a few
tracks are mostly instrumental and incredibly atmospheric, the album
isn't merely background music. When Matz's vocals come in, as they
do halfway through the 10-minute oeuvre "First Bright Light",
the words are bare whispers that you'll fight to pay attention to,
even if it means shushing your mother or your best friend. Keep
listening and you'll discern about three mini-songs within this
track, each one segueing gracefully into the next. The more straight
- forward songs, such as "Three Weeks" and "The Hunt",
are sparse and moody, but also aptly enhanced with trippy electronics
and twisted, provoking lyrics. The first installment in a trilogy
aimed at eulogizing first the morning, then the afternoon, and the
evening, the album concludes with a fairly literal yet lovely translation
of the Rolling Stones "No Expectations", but needless
to say; I've got plenty". Laura Learmonth
NME's
ten to Watch from CMJ in NYC
"Known to some as frontman of Windsor For
The Derby, Dan Matz is now making his own lovely noises. Emotive
and fragile, strangely spooky, slightly unhinged. A debut LP on
Arena Rock - the first of a trilogy, apparently - is forthcoming".
AL
CMJ
NEW MUSIC MONTHLY
"...Matz summons unearthly noises to add detail
to his slow-burning guitar and organ-based compositions...the first
part of a trilogy...the way he succeeds here, the complete picture's
something to look forward to."
TONY
FLECHER, author of Keith moon: a biography
"You have to be pretty immersed in the American
indie scene to be excited by the fact that The Birdwatcher is the
alter ego of D Matz from Windsor For The Derby. Who? What? Exactly.
Better to immerse yourself instead in this album's delicate charms,
which the CD sticker pronounces as "an amorphous blend of subtle,
barren pop." I would add the adjective "quiet" to
this otherwise accurate summary: the opener 'Cutting Rope' is as
near to ambient as guitars get and the subsequent 'First Bright
Light' has four minutes of restrained rhythms before vocals so dainty
as to be whispers enter the equation. When we do hear guitars, drums
and harmonica it's like they've been recorded from the inside of
a biscuit tin. And just to add to this record's highly endearing
strangeness, the band name is unusually apposite: all songs appear
to concern our feathered friends (except perhaps the gorgeous, Spiritualized-like
cover of the Stones' 'Great Expectations' as a finale). Indeed,
the singalong 'Little Birdie' makes a nice companion piece to Eeels'
'I Like Birds.' Not an album to throw on for its individual highlights,
more a concept piece that invites - and warrants - your command"
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