THE BIRDWATCHER  
 
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THE BIRDWATCHER - PRESS REVIEW

US press review French press review

SEATTLE WEEKLY
"Lately I have been languid, impatient, insanely bored, and anxious for something warm and meditative to feed my hungry heart. Lucky for me, the BIRDWATCHER, a.k.a. Dan Matz, has been feeling the exact same way. Whereas my options for fulfillment include opening a can of soup, Matz has a home studio in Brooklyn and a bunch of friends from bands like Jets to Brazil and Home to collaborate with. In his first full-lenght solo stab, Matz - primarily known for the tangential, slow-core records he made with the Austin band Windsor for the Derby - includes trace elements of math rock; Brian Eno-ish absract art; frayed, frizzed, and folky guitars; and isolated, spooky bass lines. Although a few tracks are mostly instrumental and incredibly atmospheric, the album isn't merely background music. When Matz's vocals come in, as they do halfway through the 10-minute oeuvre "First Bright Light", the words are bare whispers that you'll fight to pay attention to, even if it means shushing your mother or your best friend. Keep listening and you'll discern about three mini-songs within this track, each one segueing gracefully into the next. The more straight - forward songs, such as "Three Weeks" and "The Hunt", are sparse and moody, but also aptly enhanced with trippy electronics and twisted, provoking lyrics. The first installment in a trilogy aimed at eulogizing first the morning, then the afternoon, and the evening, the album concludes with a fairly literal yet lovely translation of the Rolling Stones "No Expectations", but needless to say; I've got plenty". Laura Learmonth

NME's ten to Watch from CMJ in NYC

"Known to some as frontman of Windsor For The Derby, Dan Matz is now making his own lovely noises. Emotive and fragile, strangely spooky, slightly unhinged. A debut LP on Arena Rock - the first of a trilogy, apparently - is forthcoming". AL

CMJ NEW MUSIC MONTHLY

"...Matz summons unearthly noises to add detail to his slow-burning guitar and organ-based compositions...the first part of a trilogy...the way he succeeds here, the complete picture's something to look forward to."

TONY FLECHER, author of Keith moon: a biography

"You have to be pretty immersed in the American indie scene to be excited by the fact that The Birdwatcher is the alter ego of D Matz from Windsor For The Derby. Who? What? Exactly. Better to immerse yourself instead in this album's delicate charms, which the CD sticker pronounces as "an amorphous blend of subtle, barren pop." I would add the adjective "quiet" to this otherwise accurate summary: the opener 'Cutting Rope' is as near to ambient as guitars get and the subsequent 'First Bright Light' has four minutes of restrained rhythms before vocals so dainty as to be whispers enter the equation. When we do hear guitars, drums and harmonica it's like they've been recorded from the inside of a biscuit tin. And just to add to this record's highly endearing strangeness, the band name is unusually apposite: all songs appear to concern our feathered friends (except perhaps the gorgeous, Spiritualized-like cover of the Stones' 'Great Expectations' as a finale). Indeed, the singalong 'Little Birdie' makes a nice companion piece to Eeels' 'I Like Birds.' Not an album to throw on for its individual highlights, more a concept piece that invites - and warrants - your command"

French press review

- Les Inrockuptibles - Rock n Folk- Abus Dangereux - Autres Directions - L'oeil Electrique - Magic ! - Newcomer - Popnews - Popingays - Séfronia - Sur la même longueur d'ondes - La Gazette du Nord Pas de Calais -

Les Inrockuptibles du 12 au 18 février 2002 - N°325

"Brooklyn héberge aussi des guitares verdoyantes. Ainsi, The Birdwatcher, collectif d'ornithologues dont les compositions patientes et frissonnantes doivent autant aux audaces ambiantes d'Eno qu'au folk de Nick Drake, et sont (dé)chantées d'une voix sans joie, entre Mark Lannegan et Bill Callahan. Mais quand les accords lumineux font poindre le jour à l'orée de ces sombres futaies, les piafs et les pigeons de Brooklyn arborent fièrement un plumage d'oiseaux de paradis. Bruno Juffin

Rock n Folk - #412 - Déc. 01

Cela ne va pas être simple, cet album s'écouteà l'aube. Il dépeint l'aurore et ses quelques rayons, l'égarement du dormeur qui s'éveille, c'est du moins son projet. Plus tard, d'autres disques s'intéreesseront au moelleux de l'après-midi et à la douceur du crépuscule. des arpèges hésitent, tentent des mélodies puis se taisent, craignant d'avoir fait trop de bruit. Une voix décavée se cache quelque part, dans la plume ou sous la laine. C'est sur des guitares molles et quelques nappes cuisant à feu doux que Dan Matz, guitariste abstrait chez The Windsor For The Derby, a concocté ce très frustre brunch. The Birdwatcher est languissant. La tête encore sur l'oreiller, il regarde le ciel encore jeune avec des yeux mi-clos. Il ne chante et ne joue que pour lui-même, pour scinder ses rêves et s'en extraire. Il faudra mettre son réveil pour assister à ce phénomène. Du silence, des crises bruitistes se détachent sur fond permanent de résignation. Quelques notes traversent l'auditeur jusqu'à l'os et le secouent. Chez Dan Matz, les réveils ne sont pas très joyeux. Quelques moments plus doux parviennent à empêcher la noirceur de se refermer totalement. Dans sa volonté de ne faire aucune concession au plaisir et de dépeindre un matin abominable, The Birdwatcher risque de lasser avant la fin (judicieuse reprise de "No Expectations"). Il parvient tout de même, avec quelle douleur, à éveiller l'auditeur. Ce disque malade risque de provoquer de pénibles crises de prostation. Le rêve enfui, il ne reste plus qu'à se lever, avec la sensation du sang figé pendant la nuit se reversant dans les veines. Xavier Chezlepretre. ***

Abus Dangereux - Face 74 - Octobre/Novembre 2001

Il m'a fallu un mois et un jour pour comprendre pourquoi le label manager de Talitres s'enthousiasmait autant en prononçant le nom de ce groupe américain, suite logique de Windsor for the Derby… complètement inconnu à mon bataillon et plutôt hermétique à la première écoute : un mois pour me décider à replonger dans l'univers nocturne imaginé par Dan Matz et une écoute appliquée pour saisir la subtilité de l'émotion distillée par cet album. La musique est ici images, sensations, impressions, dépassant largement le cadre des huit morceaux officiellement répertoriés sur la pochette. Imaginez d'abord les hululements de claviers nocturnes dans un silence plein d'infra-basses. Des bruits de casseroles rouillées et de clochettes que l'on traîne dans la pénombre font monter la tension. Au bout de 4 bonnes minutes de cauchemar, la voix déclare dans un souffle "I cannot breathe" sur une guitare qui égraine ses maux avec précision dans un silence clinique. Puis des instruments entrent en piste, l'un après l'autre, rendant l'ambiance enfin respirable à coups de distorsion, de cymbales, de boucles à l'envers, d'orgue et autres bruits qui finissent par se cogner la tête aux limites des pistes qui leur ont été allouées. Ca n'a pas pris plus de 10 minutes, mais vous avez l'impression d'avoir traversé une forêt, dévalé les pentes d'une colline, traversé une rivière à la nage et vous vous retrouvez au sec sans plus une seul fantôme aux trousses. Une petite ritournelle acoustique rafraîchit l'oreille au milieu du disque, comme les premières gouttes de rosée, un peu avant l'aube. On imagine même les premiers rayons de soleil du matin pointer à l'horizon tandis que Dan Matz sort son bottleneck pour clore sur une note chaude et lumineuse ce premier album fragile et attachant. [C]

Quel plus beau titre pour un album consacré à l'aube que The Darkest Hour Is Just Before Dawn ? Ce disque, qui s'ouvre sur les accords flous d'un orgue réverbéré, d'une guitare claire et d'une basse à la gravité exacerbée, est la première oeuvre d'un nouveau projet de Dan Matz, par ailleurs membre de Windsor For The Derby (chez Aesthetics désormais)... Un projet nommé The Birdwatcher.
Un disque consacré à l'aube en effet, et aux humeurs qui l'accompagnent. Des premières lueurs, diffuses, chaotiques, inquiétantes, aux premiers rayons plus vifs qui réveillent les oiseaux et les hommes... Il aura fallu tout retranscrire, notamment des émotions particulières, personnelles et significatives. Au cours de cette entreprise, The Birdwatcher aura été l'observateur puis le chef-opérateur. A cet effet, il a composé des morceaux à tendance instrumentale, mais aux styles divers et aux structures variables. Et que le morceau en question soit plutôt post-rock, ambiant ou folk, la musique de Birdwatcher se reconnaît à sa douceur feutrée et à son acoustique chaleureuse et rurale.

Cette musique, finalement assez proche de celle de Hood, fait ainsi la part belle aux peintures musicales, constituant un puzzle audiophonique bigarré et pertinent. Des premières notes organiques de Cutting Rope, à une reprise folk -géniale- du No Expectations des Stones, en passant par le rock neurasthénique et électronique constituant les dix minutes de Dawn, The Darkest Hour Is Just Before Dawn est une oeuvre dont la préciosité semble ne pas s'altérer, et, bien au contraire, s'amplifier. Ce disque constitue un voyage incontestable dans des atmosphères irréelles et pourtant partiellement étrangères seulement ; il nous réserve de simples moments de grâce, notamment lorsque les titres sont chantés (Bound To Collide, Little Birdy, Three Weeks). Un disque délicat et sensoriel, caractéristique de ces moments tangents de semi-conscience qui ponctuent nos sommeils agités. - Stéphane

L'oeil Electrique

Fraîchement émigré à Brooklyn, comme ses trois compatriotes texans de Calla, Dan Matz, guitariste de Windsor For The Derby, entame un projet parallèle empreint des mêmes inspirations pop / post-rock que le trio susnommé. Avec The Birdwatcher, il a justement ouvert pas mal de concerts pour eux, où il a joué seul ou accompagné par des membres de Jets To Brazil et de Home. Son album, The Darkest Hour is Just Before Dawn, premier volet d'une trilogie dont le but est de célébrer des moments clefs de la journée (aube / après-midi / crépuscule), se concentre sur l'aurore. Notre ornithologue nous conduit ainsi dans les endroits les plus appropriés pour le lever du soleil: de grands espaces, ouverts, quand sa musique se fait lente, calme et...grandiose. Ou alors dans des endroits plus confinés - des forêts où la nature s'éveille -, lorsqu'elle devient plus intimiste. La présence d'un harmonica et de mélodies de guitares folk n'est d'ailleurs pas étrangère à cette impression. Et cette influence folk, puisqu'on en parle, il la revendique en concluant son album par une reprise de l'excellent No Expectations des Rolling Stones (qu'on retrouve sur le très folk/country Beggar's Banquet). Romain Guillou

Magic !

L'Américain Dan Matz, leader de The Birdwatcher, peut se présenter comme un observateur. On se dit trop sûrement comment l'album, largement instrumental, de celui qui s'est choisi le patronyme de quelqu'un qui passe son temps à surveiller les oiseaux, fixé sur le plancher des vaches, peut se retrouver cloué lui aussi au sol par des liens trop serrés d'avec les disques de Papa M, Bedhead, Tortoise, Movietone et consorts, auxquels sa production peut renvoyer à la première écoute. Passée celle-ci, on se rend compte de manière assez évidente de la capacité de cette musique à voler de ses propres ailes et à se trouver des trajectoires libres tout en évoluant dans un horizon surfréquenté et archibalisé. Répétons-le, Dan Matz observe, mais ne rêvasse pas. Il scrute le monde très peuplé du rock instrumental américain sans se laisser handicaper par lui. Ni suiveur, ni défricheur forcené s'obligeant à trouver des formules inédites d'une équation maintes fois résolue par tant d'autres avant lui, Birdwatcher vogue dans ce paysage avec le brio et l'imagination d'un visiteur du Louvre. Quelqu'un qui viendrait scruter la Joconde à la bonne distance et avec le bon recul, offrant ainsi un regard frais et renouvelé sur un art trop regardé, galvaudé parce que le plus souvent mal vu et trop vite. Observer les oiseaux ou jouer du post-rock revient au même: si la discipline n'est pas reservée aux scientifiques, elle peut aussi se livrer à ceux qui savent faire quelque chose de leur sensibilité et l'organiser. Birdwatcher l'a compris, il y est aussi parvenu. Julien Welter

Newcomer

On a trouvé la perfection sommanbule du moment. Le premier album de ce projet intitulé The Birdwatcher et basé du côté de Brooklyn déroule un spleen hypnotique qui rappelle tantôt les envolées vers les étoiles de Labraford tantôt la lenteur hallucinée des splendides Calla. Les convertis au rock lunaire ne seront pas surpris d'apprendre que derrière ce groupe insensé se cache Dan Matz, un des investigateurs de l'aventure The Windsor For The Derby. A l'exception d'une reprise ténébreuse du "No Expectation" des Rolling Stones on recense ici 7 titres en forme de rêve éveillé. Ce folk narcotique et engourdi sonne comme une invitation à fermer les yeux. The Birdwatcher ou la plus belle morphine discographique de la rentrée. JVC

The Birdwatcher, deuxieme sortie de l'impeccable maison Talitres (apres le remarque "Status" des Elk City), a decide de retransmettre les sons et les impressions de l'aube dans cet album-concept (puis de l'apres-midi et du crepuscule pour les deux prochains opus).
Popingays - 11-09-01

Ils viennent de Brooklyn (Etats-Unis),cet album représente le début d'une trilogie. "The darkest..." commence doucement comme quand vous vous levez le matin Puis, vous sortez prendre votre métro et là, la vitesse monte, leitmotiv du train train habituel, toujours le même son et un break... c'est la pause café. Vous écouterez ce magnifique album comme une journée qui se passe. L'automne arrive, cet album tombe bien. Vous avez connu le Post-Rock et bien là c'est encore mieux que ça. Une voix bien placé, juste ce qu'il faut comme texte et des morceaux ocillants entre 2 et 10 minutes. Dan Matz le chef de file revient en pleine forme pour un concept album ni pompeux, ni grandilloquant. Juste ce qu'il faut comme arrangement. En quelques mots : Beau, triste, joyeux, émouvant, brillant...bref superbe :-). Cédrik

Séfronia

L'ambition de ce disque est de servir de bande son au lever du soleil. Pas de panique, vous n'êtes pas face à une compilation zen avec chants de marsouins et bruit du vent dans les sapins, mais d'un très bon disque de post-rock. Tout commence par une introduction instrumentale atmosphèrique, "Cutting Rope", très proche du Labraford de "A Stable Reference" (une influence qui hante tout l'album). L'ambiance se dessine là, sous les traits de la brume, du petit froid qui glisse, qui ondule au dessus du sol. Puis vient "First Bright Light", une chanson qui s'accélère de plus en plus vers un grand temps calme à la voix susurrée pour finalement déboucher sur un final bruyant. Les autres titres sont du même acabit, de longues envolées musicales aux mouvements variés, qui s'élèvent difficilement, comme collées au sol. On tient peut être là l'origina du nom du groupe, le meilleur moment pour voir les oiseaux est quand ils sont au sol, tôt au petit matin froid, les ailes engourdies. L'ornithologue en question se nomme Dan Matz, un activiste underground qui a quitté son Austin natal au Texas pour se perdre à Brooklyn. D'où la dualité des ambiances, entre country blues incongru "Little birdy" et échos métalliques saturatés, "Dawn". Ce dernier est d'ailleurs un superbe titre, tout en mouvement, qui commence très calme, très sombre, très tendu, pour dériver sur un chant glacé, puis une partie mélodique presque pop et une fin bruyante qui se meurt sur un son frappé contre lui-même. Ne vous fiez pas à la première écoute, assez froide. L'aube a toujours su récompenser ceux qui faisaient l'effort de venir l'admirer. A noter que ce premier album de Birdwatcher est distribué par Talitres (petit label de Bordeaux), tout comme l'excellent album de Brando (chroniqué le mois dernier). Un catalogue pour l'instant irréprochable qui risque vite de devenir indispensable. (Olivier Santraine)

Sur la même longueur d'ondes
Explicitement présenté comme la première pièce d'une trilogie, cet album est le fruit d'un projet expérimental de Dan Matz, connu par certains à travers son groupe texan Windsor For The Derby. Dévoué à retranscrire ici l'aube du jour et toutes les impressions qu'elle suggère, Matz traduit ses intentions dans une pop-rock éthérée et sensuelle. Jouant beaucoup sur les notes en arpèges, le musicien laisse ses chansons se dérouler lentement et vient à peine les bousculer par un chant très bas, des mots qui décrivent sa vision du matin. "No expectations", jolie reprise des Rolling Stones, conclue le disque. Béatrice Corceiro