>>Presse
"Tender Loving Hell est une
compilation qui retrace une décennie d'enregistrement.
Disciple supposé de TVZ (Townes Van Zandt), à la
voix moins implacable mais aux chansons aussi intensément
sombres, Terry Lee Hale n'est pas un chanteur de compétition.
Juste un honnête artisan du songwriting crépusculaire,
dont le meilleur album reste sans doute le premier, l'épuisé
Oh What A World de 1993, heureusement réédité
en intégralité sur la compilation Tender Loving
Hell." S. Deschamps - Les
Inrockuptibles
"Double album pour renouer avec la musique
somptueuse du songwriter américain Terry Lee Hale.
Deux disques pour (re)découvrir son premier album Oh
What A World enregistré en 1992, un disque rare et
épuisé depuis longtemps, et un autre Tender Loving
Hell un best of pour entendre une ribambelle de chansons jouées
pendant ces dix dernières années. Toujours dépouillés
les titres sont interprétés par un compositeur d'exception,
que nous écoutions City Life enregistré en
1993 ou encore Rainer's Song datant de 1999, reste dans
l'air une sorte d'humanité et d'émotion. De Vic
Chestnutt en passant par The Walkabouts, la musique de
Terry Lee Hale croise les âmes sensibles et chaque musicien
prend naturellement sa place dans les chansons. Troubadour toujours
en activité, depuis l'âge de 15 ans, il parcourt
les Etats-Unis (Washington, Boston, Chicago, Denver...). En 1984,
après une année de déboires à Los
Angeles, Hale s'installera à Seattle, "Steattle
fut un choix facile - l'endroit idéal où je pouvais
sans doute fondre toutes les techniques que j'avais assimilées
en un unique et cohésif concept musical."
Toujours sur la route, ce musicien sous-estimé mérite
que l'on s'arrête sur sa musique." B.
Pin - 491
"Hommage tardif mais
amplement mérité. Enfin une compilation des
meilleurs morceaux d'un des songwritters américains les
plus sous-estimés de ces quinze dernières années,
également l'un des derniers troubadours électriques
encore en activité, puisse-t-il en être ainsi de
nombreuses années supplémentaires...L'ami Terry
a sorti une bonne demi-douzaine de disques sur plusieurs labels
plus ou moins confidentiels et sa signature avec Glitterhouse,
outre une distribution européenne, lui permet de nous proposer
à nouveau, en guise de cadeau sous la forme d'un CD bonus,
son Oh, What A World de premier album, devenu introuvable
à force de tirages trop faibles, l'intéressante
opération que voilà ! Tender Loving Hell
regroupe donc une sélection bien foutues de diverses compositions
- en solitaire, avec des invités de marques tels que les
Walkabouts ou Vic Chestnut, ou bien encore avec son groupe de
bretons rockants The Blind Doctors - de cet artiste sensible et
intelligent, dont la richesse de l'oeuvre vous surprendra à
coup sûr. L'emballage soigné comprend une biographie
compacte, ainsi que des annotations détaillées pour
chaque chanson, écrites par TLH en personne, génial
! Une bonne occasion de pénétrer dans son monde
feutré et fourmillant de mille personnages. T.
Supervielle / Crossroad *** 1/2
"Si l'Amérique a vu naître et vivre Terry
Lee Hale pendant les quarante premières années de sa vie, c'est
l'Europe qui lui a offert le gîte et le couvert. L'Europe et en
particulier l'Allemagne, via son label de toujours Glitterhouse,
et la France, où l'intéressé partage dix mois sur douze entre
Paris et Concarneau. Héritier d'une tradition de singer-songwriter
parfois incomprise de l'autre coté de l'Atlantique, Terry Lee
Hale s'est en revanche fait une petite place sur le vieux continent,
avec des albums assez largement salués par la critique si ce n'est
par le public, dont ce "best of" offre une synthèse assez complète.
On pourra regretter, histoire de pinailler, l'option non chronologique
dans l'ordre des titres, qui ne met pas assez en évidence l'évolution
du texan vers plus de retenue et de dépouillement (laquelle a
finalement abouti à "The Blue Room" en 2000, tout en justesse
et en simplicité). Terry Lee Hale n'a jamais écrit de chansons
majeures (quoique "City Life" sonne finalement comme un
vrai classique) et sa voix n'est finalement guère meilleure que
la vôtre ou la mienne, il n'en a pas moins bâti une œuvre cohérente
dans ses options, honnête jusqu'à la candeur et touchante de persévérance
et de fidélité – les arrangements ne s'écartent jamais d'une dominante
folk dont il maîtrise parfaitement les arcanes et Chris Eckman
des Walkabouts n'a jamais hésité à donner un coup de main à la
production, voire à produire lui-même (sauf sur "Old Hand", seule
légère faute de goût d'une carrière assez exemplaire). Bonne mère,
Glitterhouse a également joint en cadeau "Oh What a World" le
premier album de Terry Lee Hale sur le label, et qui était aussi
épuisé que le pot de glace à la vanille que je suis en train de
finir en tapant cette chronique - comme le reste, un petit disque
ingénu et attachant" Pop
News
"La dernière fois que j’ai eu des nouvelles
de Terry Lee Hale, c’est lors de sa tournée française de l’automne
2000, tournée qui passait par la Baie des Singes de Cournon, salle
tenue par l’humoriste Chraz. Ce best of de Terry Lee Hale est
ainsi une très bonne nouvelle. Double bonne nouvelle même puisqu’il
est accompagné d’un deuxième CD Oh What a world , premier
album de l’américain émigré en France (au Havre) depuis quelques
années. A l’écoute de ces CD, on ne peut faire qu’un constat positif
: Terry Lee Hale, dans un style tantôt pur folk, tantôt folk-rock,
parfois country, a écrit un grand nombre de morceaux qui peuvent
d'ores et déjà être considérés comme des standards. Avec sa voix
très caractéristique assez proche du chanteur Simon Bonney, TLH
fait partie des grands songwriters. Ainsi, c’est avec plaisir
qu’on réécoute (ou qu’on découvre) des titres comme "Cheyenne"
au son assez proche du folk-rock australien type Crime and the
city solution ou "Dakota" qui raconte une histoire plutôt amusante
et semble-t-il autobiographique alors que Carla Torgerson et les
violons accompagnent TLH pour un "Control" qui est un des plus
beaux titres écrit par TLH avec le très western "Ride Hard" avec
harmonica et batterie. Le plus de cette compilation est dans le
livret où les notes, écrites par TLH lui-même, fournissent moult
renseignements et anecdotes sur les albums, les chansons et l’enregistrement
du titre. Glitterhouse a eu une bonne idée en offrant en bonus
CD la réédition du premier CD de TLH : on peut ainsi juger du
parcours suivi par l’artiste. Bien que court (35 mn), il ne faut
pas le négliger : dans une ambiance plutôt mexicanisante (sans
les mariachis mais dont s’inspirera quelques années plus tard
Calexico), TLH, aidé des deux Walkabouts Chris et Carla, refile
le frisson et nous donne franchement l’envie de partir explorer
les grands espaces ricains. Bref, à l’écoute de ce double CD,
on comprend pourquoi les Walkabouts et lui ont collaborés si souvent
tout au long de ces quinze dernières années : ils se sont influencés
mutuellement même si l’influence de TLH sur les Walkabouts a été
la plus forte. En effet TLH a toujours proposé sur ses albums
quelques titres très proches du son Walkabouts, comme le dernier
titre du CD bonus Oh what a world (ce qui est un peu logique puisque
Chris Eckman a produit quasiment tous les albums de TLH). Mais
les Walkabouts ont changé carrément de son, virant folk-rock classieux
" à la TLH" , après pourtant des débuts très rock. Enfin pour
conclure : allez sur le site Web de TLH. Il vaut le détour. On
y trouve une foule de renseignements, une biographie superbe,
les lyrics ainsi que quelques tablatures ! Froggy
Delight
"Terry Lee Hale est américain, mais depuis
10 ans il a mis le sort de ses disques dans les mains de Glitterhouse,
un label allemand. Songwriter, il a réalisé très jeune son tour
des USA, qu’il connaissait déjà bien pour avoir beaucoup voyagé
dans son enfance au rythme des mouvements de son père militaire.
Ce " tendre enfer " est la concentration de plus de 10 ans d’errances
musicales américaines (Dakota, Texas Rose, Michigan weather…),
dont la folk et la country restent les piliers fondateurs. On
y retrouve d’ailleurs en guest, des acteurs majeurs du genre,
et surtout des amis : The Walkabout (retour d’ascenseur après
Train to mercy), Vic Chesnutt, John Keane, Mark Nichols... En
bonus, le label nous offre Oh what a world, un vieil album de
Terry, sorti initialement sur Normal record en 1991, sorte de
retour aux sources supplémentaire. Plus qu’un best of, ce disque
est un carnet de voyage, un recueil de cartes postales musicales,
plus émouvantes les unes que les autres. Dépaysant" !
La
Magic Box